Hérodote, VII
2. Tibulle, I Élégies, 1, 2. — Horace, II Épitres, 1, 139. — Pausanias, XI, 19. — Aristote, Ethic, VIII, H.
affreux taureau de feu ; offrir les premiers-nés à Moloch, c'était les offrir au feu *. »
Avec le temps, d'autres rites s'instituèrent. Outre ces sacrifices de rachat, les Sémites crurent se purifier de toute souillure par trois moyens, tout au moins bizarres : le contact du feu divin ; celui du sang de la victime de propitiation; et enfin la chair de cette victime dont les Hébreux devaient chaque année manger une parcelle.
Dans tous les pays où le molochisme régna, le feu fut toujours considéré comme un agent de purification; et la Bible se sert souvent de l'expression : passer un enfant par le feu, qu'il ne faut pas confondre avec les immolations de rédemption. C'était un baptême que tous devaient subir; on se contentait d'une action symbolique, en balançant à deux ou trois reprises l'enfant au-dessus de la flamme ; plus tard, on le porta pendant quelques pas entre deux feux.