‹ Sémites et AryensChapitre 41 sur 61 · Justin, Dialogue avec Tryph., p · texte numérisé non relu

Justin, Dialogue avec Tryph., p

2. J'ajouterai que le mot chaldéen qui signifie crucifier (Paraphrase chaldéenne sur Josué, 8, 29), a le sens en langue arabe de rôtir ou brûler de la chair (Cas tel, Lex Heptaglott., 3, 176).

les anciens Sémites la représentation de la dualité féconde : un bois long et perpendiculaire; un autre plus court, horizontal et traversé par le premier, constituaient le symbole. C'était un Lingam grossier. Les idoles en airain de Moloch, aux bras étendus, dont j'ai parlé plus haut, rappelaient cette figure. Dans la Numidie, on a trouvé, en 1833, une pierre votive sur laquelle Baal est debout, les bras également étendus; c'était un dieu en forme de croix ou une croix en forme de dieu. On ne peut nier le caractère, de cet iblème dans la haute antiquité.

Chez un grand nombre de peuples anciens, crucifiement était surtout usité pour offrir s victimes au dieu-soleil, et c'est ainsi que i Carthaginois firent périr des milliers lommes. David crucifia les fils de Saûl en ;c de Jéhovah ou du soleil; et d'après la ble, les Hébreux dépendaient les crucifiés soleil couchant; les supplices devenaient isi des holocaustes. Du temps des Romains,

la coutume s'était conservée en Palestine d'exécuter les criminels considérés comme des victimes expiatoires, précisément pendant la semaine du pessa'h ; c'étaient des sacrifices humains autorisés par la nouvelle loi, et Thistorien peut en inférer qu'avant l'exil, le peuple d'Israël égorgeait des êtres humains pendant cette même semaine.

L'Exode contient une défense qui prouve que les Hébreux mangeaient le sang des victimes aussi bien que sa chair; et les prêtres d'Esdras firent une opposition constante à ce mode de purification. « Vous ne m'offrirez point avec du levain le sang de la Victime qui m'est immolée* 4 . » Ce passage de la Bible atteste quels étaient encore, lors de sa rédaction, les usages des Hébreux. Ils mêlaient le sang des holocaustes avec de la farine, et en faisaient des pains sacrés qui possédaient à leurs yeux une vertu justifiante devant

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