‹ Sénèque et Saint PaulChapitre 17 sur 79 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

De la Providence.

Si l'on excepte les sceptiques et les épicuriens, les anciens philosophes croyaient à la Providence, c'est-àdire à l'action constante de Dieu sur le monde, et à son intervention dans les affaires humaines. De Thaïes à Zenon et à Chrysippe, il y a unanimité sur ce point entre les chefs des principales écoles. Pour s'en convaincre, on peut consulter Eusebe, Clément, Justin, Lactance, qui ont recueilli des témoignages aussi nombreux qu'explicites, et les ont confrontés avec les livres saints ; on sera encore mieux édifié si on lit le IIe livre du De natura deorum de Cicéron1, le chapitre iv du livre Ier des Entretiens mémorables^ et surtout certains passages éloquents des Lois et du Timée2. Fénelon, en démontrant l'existence de Dieu, n'est pas plus fort, plus abondant, plus varié dans ses preuves, ni plus sincèrement enthousiaste de la puissance et de la bonté divines; La question est donc de savoir si Sénèque a surpassé de

1 Particulièrement les chapitres VI, xxn, xxvil, XXIX, XXX, XXXVII,

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