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tués à la base des cornes postérieures de la moelle et surtout de la colonne de Clarke.
Enfin, d’après Barany, il existerait dans les hémisphères du cervelet des centres qui règlent les mouvements des extrémités en étendue et en direction. Ces centres, qui sont en relation avec les noyaux précités, sont des Centres tüniques ou régulateurs.
Le rôle joué par le vestibule dans le maintien de l'équilibre a donné lieu à de nombreuses controverses.
Tandis que Goltz, Math, Breuer faisaient ‘üntervenir les propriétés hydrodynamiques de l’endolymphe, De Cyon s'élevait contre cette théorie à laquelle il substitua la théorie du Sens de l’espace et réalisait de nombreuses expériences pour la confirmer.
Certes, les expériences sont délicates, leur interprétation souvent douteuse, et il est pas certain qu’on puisse déduire des résultats obtenus chez les animaux dont l'oreille interne est à l’état rudimentaire la théorie du fonctionnement du vestibule chez l’homme.
Néanmoins, il semble que les nombreuses expériences, qui ont élé réalisées, sont plus facilement explicables, en faisant intervenir les propriétés mé-. caniques de l’endolymphe. .
Plus récemment, M. André Broca a posé et résolu le problème de la circulation d’un liquide dans un canal fermé et montré, en s'appuyant uniquement sur les procédés hydrostaliques et hydrodynamiques du liquide endolymphatique, quelles étaient les forces mises en jeu. L'existence dé ces forces suffit à expliquer le rôle joué par le vestibule dans le maintien de l'équilibre.
Avant d'aborder celte théorie, nous rappellerons
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les différentes expériences et constatations qui ont été faites soit sur l’homme, soit sur les animaux.
Chez l’homme, l’expérimentation est forcément limitée et, d'autre part, il est difficile ‘de rapporter les troubles constatés au cours d’une affection de l'oreille interne, aux lésions qui én sont le siège, puisque le contrôle de l'anatomie pathologique manque presque toujours.
Nos connaissances seraient done bien imparfaites, sans le secours de l’expérimentation sur l'animal.
Les différentes parties du labyrinthe humain, Cochiée, ütricule et saccule, Canaux sémi-circulaires, sont très voisines et communiquent entre elles. Les lésions consécutives aux affections de l'oreille interne peuvent être localisées À une partie de cet organe, mais le plus souvent elles intéressent simultanément les différentes parties, si bien que ces affections sont caractérisées par des troubles de l'audition et de l’équilibration en proportion variable.
Si nous prenons comme exemple la maladie de Menière, nous voyons au début la prédominance des. symptômes irritatifs, bruits d'oreille, troubles de l’équilibre, nystagmus spontané, vertigé, vomissements.
A ces symptômes d'irritation succèdent des phénomènes de paralysie labyrinthique, d'importance variable suivant la gravité et l'étendue dés lésions, surdité plus où moins grave, troubles de l'équilibre plus ou imoins accusés. Ces derniers sont d’ailleurs partiellement masqués par une compensation relative. |
Chez les sourds-muets, dont les lésions sont très anciennes, les symptômes d’irritation labyrinthique ont depuis longtemps disparu. Les symptômes de paralysie labyrinthique persistent seuls. Ils son