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cueillis à l’arrêt après rotation vers la droite traduisent l’état du labyrinthe gauche el réciproquement.
Nous avons vu qu'Ewald, par les expériences qu'il a réalisées sur l’animal, a démontré d’une façon irréfutable que le nystagmus gyratoire était provoqué par les courants d'inertie dont-le liquide endolymphatique est le siège pendant la rotation.
Le nystagmus calorique, dont l'importance a été mise en évidence par Barany, se recherchera en injectant dans une des deux oreilles un courant d’eau à une température supérieure ou inférieure à celle du corps. L’excitation porte, dans ce cas, uniquement sur le labyrinthe correspondant à l'oreille injectée, ce qui donne une importance particulière à cette méthode d'exploration.
Des trois canaux susceptibles d’être excités, c’est le canal externe qui sera le premier el le plus fortement excité. Mais Brünings a montré que dans la position normale de la tête, ce canal était mal placé pour les mouvements de l’endolymphe.
Brünings a indiqué les positions optima.
Pour que le canal externe soit vertical, il faut que la tête du sujet soit inclinée de 60° en arrière. C’est la première position optima indiquée par Brünings. On améliore encore la position en inclinant la tête latéralement de 45°, la chute des parties refroïdies peut se faire d’une plus grande hauteur.
Dans cette deuxième position optima, on obtient un nystagmus purement horizontal.
Enfin, en faisant tourner la tête placée dans la première position optima de Brünings d’un angle de 45° du côté opposé à l'oreille examinée, le déplace-
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ment endolymphatique a lieu dans les canaux verticaux et non dans le canal horizontal.
On obtient ainsi un nystagmus rotatoire.
Brünings a cherché à donner une mesure quantitative du nystagmus au moyen de l’otocalorimètre.
Soixante-huit centimètres cubes d’eau à la température de 27 degrés sulfisent chez un homme normal pour provoquer le nystagmus: Sila quantité d'eau qu'il faut injecter est double pour provoquer le nystagmus, on dira que l'excitabilité de l'oreille examinée est mhbitié de la normale. :
La quantité d’eau écoulée se mesure au moyen de l'appareil. Enfin, la tête est placée dans la position convenable au moyen de l’otogoniomètre.
Si, dans la première position optima, on n'arrive pas à provoquer le nystagmus, il faut, avant de déclarer l’inexcitabilité de l'appareil semi-circulaire, essayer l'épreuve. calorique des canaux verticaux. Au lieu d’injecter de l’eau dans l'oréille, on peut injecter de l'air réfroïdi suivant la technique de Dundas Grant ou avec le pistolet pneumatique de Robert Foy.
Le nystagmus peut être provoqué également par le passage du courant galvanique. Le courant faradique ne donne aucune réaction. Nous avons vu que le passage du courant galvanique provoque des mouvements nystlagmiques des yeux et des mouvements d'inclinaison du corps.
Pour Barany, le nystagmus est toujours le premier phénomène observé, le mouvement du corps n'étant que le mouvement de réaction accompagnant le nystagmus. Buys et Hennebert ne partagent pas cette opinion. Pour ces auteurs, le mouvement d’inclinaison est le premier phénomène observé et ne nécessite que des courants faibles de 2 à 3 milliam-
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pères, chez l’homme normal, le nystagmus n’apparaîtrait que pour des courants beaucoup plus intenses. . En réalité, quand on emploie la technique indiquée par G.-A. Weill, qui consiste à faire diriger le regard en bas et légèrement de côté, tandis qu’on relève fortement la paupière supérieure, pour prendre comme points de repère les vaisseaux de la cornée, on s'aperçoit que l'apparition du nystagmus voltaique n’exige le plus souvent pas des courants plus intenses que l’apparition de l’inclinaison, conformément à l'opinion de G.-A. Weill.
Si, après avoir obtenu l'apparition du mouvement nystagmique, on. diminue progressivement l'intensité du courant, ce mouvement ne disparaît que pour des intensités de courant bien inférieures à l’intensité nécessaire pour provoquer son apparition.
Cette limite inférieure constitue le seuil du nystagmus galvanique (G.-A. Weill).
D'ailleurs, Buys, par l'emploi de la nystagmographie avec tambours enregistreurs, est arrivé au même résultat.
Chez les sourds-muets que nous avons examinés, nous avons constaté que fréquemment l’intensité correspondante au seuil du nystagmus galvanique était inférieure à l’intensité nécessaire à la production de l’inclinaison de la tête
Mais nous verrons qu’il y a des cas où il ne semble y avoir aucune corrélation entre ces deux ordres de phénomènes.
Dans l’électrisation bipolaire, les deux électrodes sont placées chacune en avant du tragus. Dans l’électrisation monopolaire, l’électrode active est placée en avant du tragus d’un côté, l’électrode indifférente en un point quelconque du corps.
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Le nystagmus obtenu est du type rotatoire, il est dirigé vers la cathode.
Enfin, la compression et la raréfaction de l'air dans le conduit produisent parfois un nystagmus. Pendant la compression, le nystagmus est dirigé du côté wpposé à l’oreille interrogée. C’est l'inverse dans le cas de l'aspiration.
Chacune de ces. épreuves s’accompagne d’un mouvement lent de la tête, du tronc et des extrémités, dirigé dans le même sens que le premier mouvement ou mouvement lent du nystagmus.
Ces mouvements réactionnels sont suivis, quand l'agent nystagmogène a cessé d'agir, de mouvements contre-réactionnels mis en évidence par Babinski et Weill.
La stimulation galvanique de l'appareil vestibulaire provoque, seule, d’une façon constante, parmi tous les procédés de stimulation vestibulaire, un mouvement réactionnel de la tête accompagné de sensations subjectives de vertige.
Les expériences de Babinski ont établi que :
1° Le vertige voltaique est bien d’origine auriculaire ;
20 Chez l’homme normal, le pôle positif a une propriété attractive;
3° Le pôle négatif a une propriété répulsive.
Cette inclination est plus ou moins intense; avec un courant de faible intensité, de 1 à 3 milliampères, la tête seule se mobilise; si le courant est plus intense, de 5 à 6 milliampères, le corps tout entier est entraîné vers l’anode et chez des sujets très sensibles, cette oscillation va jusqu’à la chute. En même temps, le sujet est pris de troubles vertigineux, il lui semble que les objets extérieurs tour-
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nent vers le pôle négatif et qu'il est entraîné vers le pôle positif. Des sueurs, des nausées suivies parfois de vomissements, de la tachycardie, complètent ce tableau.
La syncope a parfois été observée chez des sujets très sensibles.
Babinski a signalé des modifications dans le sens de l’inclinaison au cours des olopathies et des modifications dans l'intensité du courant qu'il est nécessaire de faire passer dans la tête du sujet pour provoquer le mouvement.
Babinski a fait connaître un autre phénomène, la rotation de la tête, quand on applique d’un côté le pôle positif au-dessus dü tragus et de Pautre le pôle négatif au-dessous du lobule de l'oreille.
Cette rotation qui normalement a lieu vers le pôle positif peut subir des modifications dans le cas d’affections de l’oreille.
La technique de la recherche du vertige voltaique est le même que pour la recherche du nystagmus galvanique.
Cette recherche peut se faire soit sur le malade assis, soit sur le malade debout, maïs les mouvements sont mieux perçus dans cette dernière position (Cross).
Babinski a fait connaître, sous le nom d’épreuve galvanocalorique, les modifications que subit le vertige et le nystagmus voltaique après irrigation de l’une des deux oreilles par de l’eau froide.
Chez un sujet normal, dont on irrigue loreille droite, par exemple, avec de l'eau froide, l’inclinaison sous l’influence du courant galvanique aura lieu facilement à droite, si le pôle positif est appliqué de ce côté. Même si le pôle positif est à gauche,