‹ Sensation et mouvementChapitre 14 sur 49 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

ZONES ÉROGÈNES. — ZONES HYSTÉROGÈNES. — ZONES DYNA- MO G KNE S.

Les états psychiques et les impressions du sens musculaire ne sont pas les seules influences capables de modifier l'état dynamique . J'avais cru pouvoir déduire de certaines observations que l'excitation génésique est capable de déterminer une augmentation momentanée de la force dynamométrique. En cherchant la confirmation de cette proposition j'ai été amené à la découverte de quelques faits intéressants.

M. Chambard a signalé chez certains somnambules l'existence de zones érogcnes, dont l'irritation provoque des sensations de congestion des organes génitaux et des idées erotiques. Ces zones, qui se rencontrent principalement sur le cou et sur les parties voisines du thorax et de la tête, ne perdent pas leurs propriétés à l'état de veille ; elles existent d'ailleurs chez un grand nombre de sujets qui n'ont jamais eu d'attaques de somnambulisme spontané ou provoqué, peut-être existent-elles chez tout le monde à un certain degré. Dans l'idée de rechercher si ces zones excito-génitales étaient en même temps excito-motrices, j'ai exercé sur elles une compression légère, do simples excitations de la peau, et j'ai constaté que la pression dynamométrique gagnait sur un sujet de 15 à 18 kil. suivant qu'il s'agissait d'une zone cervicale ou d'une zone sternale qui offrent une activité différente.

Sur ce même sujet j'ai exploré les zones hystèrogènet au même point de vue, et j'ai pu m'assurer qu'elles

sont dynamogènes dans la même mesure que les zones érogènes : lorsqu'on exrite légèrement une zone hystérogène, il se produit d'abord une augmentation de l'énergie ; si on presse plus fort, l'attaque hystérique survient. J'ai constaté en outre l'existence de sonos dynamogèneê pures sur lesquelles la pression la plus énergique ne produit rien de plus qu'une exagération de la pression dynamométrique. Deux zones de ce genre situées latéralement en arrière du bregma de chaque côté de la ligne médiane exercent une action croisée sur les mains dont elles élèvent la pression jusqu'à 42 pour la main droite, jusqu'à 35 pour la main gauche. Ces faits, sur lesquels je ne veux pas insister plus longuement pour le moment, me paraissent établir un lien entre les actions dynamogènes et les actions coivulsivantes (zones hystérogènes, zones épileptogènes). Les secondes ne sont que l'exagération des premi' et nous permettent de comprendre comment des excitations dynamogènes, comme l'exercice intellectuel, si elles sont exagérées, sont susceptibles de déterminer des états névropathiques plus caractérisés, et capables de se transmettre par hérédité, exactement comme chez les cochons d'Inde qui, rendus épileptiques par des excitations périphériques, dans les expériences de

! -il;. B. — Modification de la i ontra lion sous l'influence de l'excitation d'une ïoneérogéne cervicale. — a, contraction normale; l>, contraction après l'excitation. Le tracé se lit <!<• droite agauctte).

M. Brown-Séquard, transmettent leur névrose à leurs descendants. J'insiste ailleurs sur le rùlo pathogène du tut ménage intellectuel I , (\>Lc Surmenage eceieire Progrée médical, I8S7, pp. ni et 131.)

Page 1