ZONES ÉROGÈNES, HYSTÉROGÈNES., ETC
Lorsqu'une excitation faible des zones dynamogènes ou hystérogènes a déterminé une tension de l'énergie se traduisant par une décharge musculaire, on peut arrêter cette manifestation par une excitation plus forte ; de même que la compression des zones ovariennes peut arrêter et suspendre pour un temps (1) les attaques spontanées des hystériques. En somme une irritation faible de ces zones détermine une excitation faible, la prolongation de cette irritation ou une irritation plus forte détermine une excitation plus forte qui aboutit rapidement et quelquefois presque instantanément à l'épuisement.
Ces zones dynamogènes et hystérogènes dont l'irritation détermine ainsi suivant son intensité de l'excitation (dynamogénie) ou de l'épuisement (inhibition, action d'arrêt) peuvent siéger dans des organes profonds, comme l'ovaire, dans les muscles, dans les glandes, (testicule, mamelles,) etc, mais elles sont souvent cutanées. On peut d'ailleurs observer que les irritations de la peau sont capables de déterminer les mêmes effets à des degrés atténués ; et nous allons voir que toute espèce d'irritation périphérique a pour résultat une modification de l'état dynamique (2).
(1) Ch. Féré, Notes pour servir à l'histoire de l'hystéro-épilepsie (Arch. de Neurologie. 1882, t. III, p. 305)
(2) MM. Bubnoff etHeidenhain ontdéjà remarqué depuis longtemps que, chez les animaux en expérience, l'excitabilité du cerveau est plus grande quand on excite doucement la peau, elle est moindre quand l'excitation va jusqu'à la douleur.