IRRITATION DES ORGA.NES INSENSIBLES
une prépondérance marquée aux excitations olfactives, d'autres aux excitations auditives, etc. 11 n'est pas nécessaire de recourir à la théorie de la périgénèse des plastidules et des vibrations plastidulaires, pour expliquer ces différences, l'observation directe suffit.
La forme du mouvement vibratoire propre de l'organisme humain est nécessairement modifiée chaque fois qu'il est mis en contact d'un autre corps animé de vibrations ; ces changements de forme de vibrations propres rendent compte des changements d'état dynamique qui se produisent sous l'influence de la lumière, du son, etc. Les vibrations du diapason, comme l'a montré M. Vigouroux, déterminent chez certains sujets des modifications fonctionnelles considérables ; l'aimant en fait autant par le même mécanisme ; les métaux, qu'ils soient appliqués extérieurement ou ingérés, agissent de même suivant leur constitution atomique.
Ce n'est que par ces modifications de la forme vibratoire des élémentsqui constituent le corps humain et en particulier le système nerveux que l'on peut s'expliquer les phénomènes décrits sous les noms de dynamogénie et d'inhibition, de transfert, de polarisation psychique, etc., qui se produisent en dehors de toute modification matérielle appréciable.
L'état dynamique peut, soit dit en passant, constituer
Fig. 23. — Polarisation de l'orangé. (Le tracé se lit de droite à gauche.)
une nouvelle preuve de la réalité du phénomène de la polarisation psychique : lorsque, sous l'influence d'un esthésiogène, une sensation visuelle se trouve transformée, l'état dynamique change en même [temps, [et la
contraction musculaire change de forme et d'intensité. La figure 25 nous montre l'abaissement de la courbe coïncidant avec la transformation de la sensation de l'orangé en bleu; la figure 26 traduit au contraire les contractions coïncidant avec une transformation analogue de la sensation de vert en sensation de rouge. Sous l'influence de la fatigue qui modifie la courbe, on peut observer une exagération de la descente dans le cas de polarisation de l'orangé
fîr. 2G. — polarisation du qui pourra donner la courbe ■.cri. (Le trace, se lit de ; ... . ,
droite à gauche.) du violet par exemple; mats
la diffférence ne va pas plus loin. La polarisation psychique est en somme un phénomène lié à une modification dynamique en plus ou en moins. Lorsque le sujet esta son maximum de tension, une excitation nouvelle ne peut que produire une décharge suivie d'épuisement. Lorsqu'il est dans un état moyen, il se fait nécessairement une modification en plus.
L'influence de la forme vibratoire des forces qui arrivent au contact du tégument externe sur l'état dynamique parait démontrée expérimentalement par un certain nombre de faits que nous avons rapports pivcédemment, et il nous a paru légitime d'en tirer cette conclusion que les fonction* pgycho-physiologiqueêse réduisent à un travail mécanique. Ce travail mécanique est facile a <aisir dans les réflexes simples des organisme! inférieurs; son étude est plus dillicile lorsqu'il s'agit des réflexes compliqués qui constituent les opérations |^\chiques, mais au fond le processus est toujours le même. Si |'ai insisté tant sur ces considérations, c'est pour établir une fois de plus que la psychologie, la pbysioloèrébrale, doit être étudiée par les procédés appliqués a la biologie en général.