ANÉMIE ET ÉPUISEMENT
S'il est relativement facile d'établir que toute excitation détermine la production d'un mouvement de tout l'organisme, il est moins aisé de faire la contre-épreuve, et de montrer expérimentalement que tout obstacle au mouvement est capable de produire une obnubilation de la sensation, de modilier les effets de l'excitation. Cependant on me permettra de citer quelques faits.
Nous avons vu précédemment que certaines excitations déterminent chez des sujets appropriés une augmentation de la sensibilité et de l'énergie motrice, s'accompagnant d'un phénomène accessoire et mal défini, connu sous le nom de transfert. A ces faits d'excitation, j'opposerai certains faits d'épuisement qui ne manquent pas d'intérêt dans l'espè ïe.
Sur plusieurs hystériques présentant une anesthésie prédominante d'un côté du corps, on immobilise même imparfaitement les doigts, la main et l'avant-bras d'un coté, avec une bande élastique ou même une simple bande de toile enroulée autour du membre et modérément serrée ; il se produit alors une modification de la sensibilité des plus remarquables. Si la compression a été un peu forte, le sujet perd la notion de la position de son bras, el en même temps la sensibilité générale et ipéciale s'affaiblit en même temps que la motilité dans tout le côté du corps correspondant, même si la compression a porté sur le côté le plus fortement atteint
i'anesthésie. Le côté opposé gagne au contraire en sensibilité et en force musculaire. Retenons seulement ce