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EFFORT MUSCULAIRE ET EXERCICE INTELLECTUEL

peu marqués et lents. C'est un point qui méritait d'être établi avant d'apprécier les différences journalières provoquées par les influences que nous nous proposons d'étudier.

Sous l'influence du travail intellectuel, la force dynamométrique augmente, et dans des proportions d'un sixième, d'un cinquième, d'un quart même, suivant que l'attention a été fixée d'une façon plus ou moins soutenue. Dans un bon nombre d'explorations, j'ai noté une tendance à l'égalisation entre les deux mains, c'est-àdire que la main gauche, qui est plus faible que la droite de 10 kilos environ, gagne souvent plus que la droite sous l'influence de l'excitation psychique provoquée par le travail intellectuel. Cette exagération de l'énergie est, du reste, momentanée ; elle cesse en général quelques minutes après la cessation de l'excitation qui l'a provoquée. Ces expériences qui montrent que V exercice momentané de l'intelligence procoque une exagération momentanée de l'énergie des mouvements volontaires viennent à l'appui de notre première conclusion, et elle nous rend compte de ce fait déjà observé que les explorations dynamométriques faites le matin, après le repos, donnent en général une pesée moindre que celles qui sont faites plus tard, quand les fonctions psychiques se sont déjà exercées (1).

Pour apprécier la valeur excitante de l'exercice intellectuel, il faut étudier exclusivement des opérations psychiques qui s'accompagnent du moins de mouvement volontaire possible, comme écouter un discours, lire, etc. ; car l'exercice de la parole et de l'écriture fait intervenir un élément nouveau. Nous montrerons plus tard qu'inversement l'exercice musculaire modéré et les excitations périphériques déterminent une augmentation de l'activité intellectuelle.

(1) Nous verrons plus loin que les excitations périphériques jouent aussi un rôle important dans ce changement.

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