CHAPITRE II
l'énergie de l'effort musculaire mdmkntané et l'exercice intellectuel momentané.
Il est de notion vulgaire que, sous l'influence de certains états physiologiques comme la colère, ou d'états pathologiques comme l'excitation maniaque, les efforts musculaires acquièrent une énergie inusitée; mais cette exagération n'a jamais été régulièrement pesée. Dans ses études de dvnamométrie, M. Manouvrier avait déjà noté que le seul t'ait d'expérimenter en public exagère l'énergie du mouvement : rien n'est plus exact; et on peut ajouter que l'expérience faite en présence d'un sujet de l'autre sexe l'exalte souvent encore. Ce pouvoir excito-moteur est, autant que j'en ai pu juger, proportionnel à l'excitation génésique : il mériterait d'être étudié en détail au point de vue de son action élective.
Ces faits sont sans doute intéressants, mais ils sont insuffisants pour établir le rôle de l'action psychique que nous pouvons mettre en évidence par un autre procédé.
Il faut remarquer tout d'abord que, dans les recherchée de dynamométrie normale, sur le même sujet, on obtient à peu près constamment le même résultat avec le même instrument: il semble que l'exercice influe peu. C'est une observation que font MM. Manouvrier et Dignat, et qui, ni somme, es1 use? juste : depuis sept ans, j'ai l'ait sur moi-même plusieurs milliers d'explorations par séries séparées d'intervalles de plusieurs mois, el je n'ai note que dos accroissements très