ANE
DESSIN DE Eme S* MARCEL
templation » de M. Raphaël Collin, suaves figures; — « Derniers conseils » de M. Désiré - Lucas et le « Bénédicité des Hospitalières de Beaune » de M. Joseph Bail. Au moment où la loi inflexible donne tant de fil à retordre aux moines et aux sœurs éplorés, ce tableau est d’actualité et on s’empressera devant. Il en vaut la peine. M. Bail a obtenu une symphonie en blanc très curieuse avec cet alignement de sœurs autour d’une table. Cette œuvre très marquante comporte de sérieuses qualités de transparence et de clair obscur, et un peu moins de sécheresse que d’habitude. « Le Boulevard des Italiens » de M. Cagniart, « L’élévation de la Croix » de M. René Pierre, un ressouvenir de Mantegna ; « Paysages » de M. Dupain, « Le dernier rayon » de M. Cauchois, des physionomies de marins, très étudiées, de M. Baader ; « Les deux amis » de M. Cosson ; « Etude » de M. Camoreyt ; « Un tourbillon » de M. Cavalleri ; un excellent « Portrait » de M. Barrias ; une savoureuse « Nature morte » de M. Bergeret.
Salles XXXV à XXX XIX. — De M. Bergès, le tableau « Espagne 1809 » a de la fougue, de la couleur ; un peu diffus de compréhension mais avec de beaux morceaux de peinture*
dont la mère et Fenfant, et la notation de rapports heureux ; Mme Madeleine Smith, un « Portrait de ma mère », les plaisanteries habituelles de M. Chocarne-Moreau ; « Soleil de mars » de M. Cauvy ; lumineuse étude de Saulaies ; « Village de Maxilly (Haute-Savoie) » de M. Swicykowski, un blond paysage peint en belle pâte et d’une pondération lumineuse très franche ; « Marché au poisson, à Berck » de M. Trigoulet, les « Portraits de M. Eugène Guillaume et de M110 Bréval », admirés au cercle de « FUnion artistique » de M. Bonnat ; les « Marines » de Mme Nanny Adam ; « La plaine » et « Rivière calme » de M. A. Bouché ; les « Paysages » de M. Pointelin ; le pendant au bal des « Quatz'Arts » de M. Truchet à la « Nationale » de M. Cormon, mais en plus distingué, plus maître.
« L'Epervier » de M. Brémond.
M. Croizé intitule son tableau « Les filles de Sparte au Plataniste », titre somptueux et archaïque. Je vois mieux de bonnes filles communes qui luttent simplement sur le pré, dans le plus vulgaire appareil de beautés arrachés au sommeil et n’ayant malgré cela, pas froid aux yeux. C'est drôle et réjouissant tout de même, sans plus, avec quelques heureuses qualités de chair dans la lumière. Un très bon et excellent por-
trait de M. J. Y. A. C. de M. Charavel ; « Etude de Nu » de M. Vincent Anglade, de la chair corsée sur une étoffe un peu rouge, tout cela un peu violent et acerbe. « L'église de mon village » de M. Weiss, au ciel nacré et argenté, à la tonalité distinguée, et très intéressant paysage, de vieux cimetière attenant à l'église paroissiale.
Mlle Perrier adore les enfants et dans cet ordre d’idées, elle exposé aujourd'hui un tableau important encore qu'elle intitule. « Après l'école, à Montmartre » ; la spécification de Montmartre n'était pas nécessaire ; les jeux des enfants sont partout les mêmes, je préférerai que Mlle Perrier, dont j’apprécie infiniment le talent, se débarrassât de certains petits angles défectueux, qu'elle accusât plus et mieux l’heure du jour, la saison, pas suffisamment alors définis et qu'elle rompit avec cette lumière un peu vineuse dont elle éclaire sans différence tous ses tableaux, quels qu’ils soient. On peut demander beaucoup et mieux à cette sympathique artiste.
« Un portrait » très soigné, de M. Cabanes ; « La ligue de la Paix » de M. Danger, « Le Goéland » de M. Eugène Claude ; les « Vues de Paris » de M. Boggs ; « A l’abordage » de M. Fouqueray ; « Théâtre populaire annamite »
de M. Fraipont ; « Marine vénitienne » de M. O. de Champeaux ; « Un coin des Halles centrales » de M. Lobel-Riche ; « Les Braves gens » de M. Jules Rouffet.