‹ Sensitométrie spectrale et photométrie photographique astronomique: Application à la méthode photographique de CH. FabryChapitre 20 sur 99 · TABLEAU VIII · texte numérisé non relu

TABLEAU VIII

RAPPORT DE LA BRILLANCE D'UN DIFFUSEUR PAR TRANSMISSION, POUR UNE INCIDENCE ET UNE DIRECTION DE VISÉE DONNÉES, A LA BRILLANCE POUR L'INCIDENCE ET LA VISÉE NORMALES.

a) Incidence normale et ligne de visée variable.

50 100 159 200 250 300 MOLRE éDOIL 2... 0,820 0,441 0,199 0,109 0,066 0,047 Opalin plaqué......... 0,995 1,009 1,021 0,995 0,984 0,973 Opalin dans la masse . 1,023 1,005 1,005 0,991 0,982 0,989 350 400 459 500 550 600 NEFTO CéHOM ns arr 0,027 0,018 0,012 0,008 Opalin plaqué......... 0,955 0,966 0,966 0,948 0,904 0,847

Opalin dans la masse .. 0,955 0,968 0,959 0,94 2 0,904 0,855

b) {ncidence variable et visée normale.

59 109 150 200 250 31)0 Verte depol 1. 0,723 0,367 0,070 0,012 Opalin plaqué......... 0,975 0,973 0,946 0,873 0,830 0,764 Opalin dans la masse .. 0,986 0,966 0,998 0,869 0,743

359 400 459 509 559 609 Verre dépoli,. 2." eve 0,003 0,002 0,001 Opalin plaqué... 1... 0,708 0,661 0,603 0,543 0,438 0,367 Opalin dans la masse .. 0,635 0,512 0,356

sines de la normale, un tel verre ne peut jouer le rôle de diffuseur orthotrope. Aussi ne l’avons-nous utilisé que dans des expériences où l’orthotropie ne jouait aucun rôle ($ 8).

Les indicatrices relatives aux deux opalins sont pratiquement superposables. Les propriétés diffusantes deces deux verres sont donc

60° 50! &O° 30! 20% 10° DE 10° 20° 80° LO" 50° 60° T ni Te Pre alnde me Variation des angles dé visée Variation des angles d'incidence

Verre dépoli

Verre plaqué d'opale

Opalin dans la masse

FrG. 4. — Indicatrices de diffusion de divers diffuseurs par transmission.

SENSITOMÉTRIE SPECTRALE ET PHOTOMÉTRIE ASTRONOMIQUE 29

sensiblement les mêmes, mais comme la brillance de l’opalin plaqué, sous incidence et visée normales et dans les mêmes conditions d’éclairement, vaut plus du double de celle de l’opalin dans la masse (rapport des brillances — 2,42), il y a intérêt à utiliser le premier de préférence.

Dans le cas de l’incidence normale et des angles de visée variables, la condition d’orthotropie se traduit par la constance de la brillance. Les indicatrices correspondantes, celles de gauche de la figure, montrent qu'il faut dépasser 250 d’inclinaison de visée pour que la brillance diminue de 1 centième,

Les indicatrices à incidence variable indiquent une diminution plus rapide de la brillance, comme on peut s’y attendre en raison des divers facteurs qui interviennent alors. Les plus importants sont la variation de l’éclairement sur la face antérieure de lopalin, qui est proportionnelle au cosinus de l'angle d'incidence 2, et l'épaisseur efficace de la couche d’opale, qui est proportionnelle à séc :. Les facteurs de réflexion augmentent aussi avec l'incidence et leur valeur pour un angle de 600 est à peu près double de celle relative à l’incidence normale. Enfin la lumière du filament peut être partiellement polarisée par le verre de la lampe, ce qui modifierait encore les facteurs de réflexion. En liaison avec ce qui précède, on trouve la brillance plus faible de quelques millièmes si les visées sont faites sur la face polie et non sur la face mate, comme ce fut le cas pour les mesures du tableau VIIT. Les deux premières causes de diminution de la brillance sont de beaucoup les plus importantes et l’on éliminerait sans doute beaucoup les dernières en utilisant des opalins soigneusement dépolis sur les deux faces.

L'étude complète de toutes ces particularités dépassait d’ailleurs l’objet du présent examen, qui avait surtout pour but, en vue de lPutilisation pratique, de mettre en évidence la grandeur de la variation de la brillance en fonction de celle des angles de visée et d'incidence. Les nombres du tableau VIII montrent que, si l’on veut être assuré d’une orthotropie approximative, on devra, comme on pouvait Sy attendre, se montrer beaucoup plus sévère pour linclinaison du faisceau incident que pour celle du faisceau transmis par diffusion. Tandis que ce dernier peut être admis dans un système optique d’une assez grande ouverture relative, il faut s’arranger pour que le faisceau incident reste toujours aussi voisin que possible de la normale.

PROPRIÉTÉS SENSITOMÉTRIQUES DES ÉMULSIONS 13. LOI GÉNÉRALE D'ACTION PHOTOGRAPHIQUE.

La densité d’un dépôt photographique dépend d’un très grand nombre de facteurs : sensibilité particulière de émulsion et hétérogénéité de cette sensibilité, composition et intensité de la source lumineuse, temps de pose, température et degré hygrométrique de Pair, conditions du développement, etc. j

La formule générale de la densité peut donc s’écrire :

(1) DRE Creed)

les paramètres de la parenthèse correspondant aux divers facteurs qui entrent en jeu.

De nombreuses recherches [17] ont été effectuées pour donner une forme analytique à cette expression, mais elles n’ont pas abouti complètement, parce qu’on connaît trop mal encore les lois physiques de Paction photographique. De telles expressions ne sont jamais utilisées dans la pratique. On préfère recourir à une représentation graphique de la fonction (1). On simplifie le plus possible les conditions du problème en rendant constants le plus grand nombre de paramètres.

On peut, par exemple, opérer longueur d’onde par longueur d'onde, sur le même type d’émulsion, dans des conditions de développement identiques. On élimine ainsi les facteurs les plus importants, et les autres joueront le rôle d'erreurs accidentelles que l’on compensera, autant que possible, par la répétition des mesures.

On suppose donc ainsi que D n’est plus fonction que de I et de t :

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