‹ Sensitométrie spectrale et photométrie photographique astronomique: Application à la méthode photographique de CH. FabryChapitre 24 sur 99 · FACTEURS DE CONTRASTE ET DÉFAUT DE RÉCIPROCITÉ · texte numérisé non relu

FACTEURS DE CONTRASTE ET DÉFAUT DE RÉCIPROCITÉ

L'étude des courbes de la figure 7 est très instructive du point de vue des applications pratiques. Sur ce graphique, toute verticale est une ligne d’éclairement constant. Sur l’une de ces verticales, AA’ par exemple, les valeurs rencontrées de la densité et de log Et donnent les divers points d’une courbe de noircissement à temps de pose variable. La pente de cette courbe est le coefficient de contraste +’ à éclairement constant et temps de pose variable. On peut l'obtenir directement à partir des données du graphique en divisant la différence de densité de deux courbes successives (AD) par la différence d’ordonnées correspondante (A log Et). Si les deux valeurs choisies de la densité sont comprises sur la portion rectiligne de la courbe de noiïrcissement, on trouve ainsi la valeur maximum du coefficient de contraste ; sinon il ne s’agit que de la pente moyenne dans l’intervalle considéré.

Les droites à 459 du graphique sont des lignes à temps de pose constant, car l'équation log Et — log E + log { représente bien une telle droite quand { est constant. Sur une de ces droites, BB’ par exemple, les valeurs rencontrées de la densité D et de log Ef donnent les points d’une courbe de noircissement à éclairement variable. La valeur du facteur de contraste correspondant y, en un point quelconque, s'obtient d’une manière analogue à celle du cas précédent. On divise, par exemple, la différence de densité AD, correspondant aux points Cet D, par la différence A log Et de leurs ordonnées.

Un simple coup d'œil sur ce graphique fait apparaître des propriétés importantes des facteurs de contraste. A éclairement constant et temps de pose variable, le facteur y doit rester sensiblement constant quel que soit l’éclairement : en effet, dans l’expression + — AD/A log Ef (E = constante), les deux termes de la fraction sont constants, puisque les courbes d’égale densité sont sensiblement parallèles. Par contre, le facteur +, à éclairement variable et temps de

pose constant, diminue constamment quand léclairement croît. Ceci résulte du fait que, dans l’expression y — AD /A log Et ({ = constante), log Et, qui est fixé par les intersections des courbes parallèles d’égale densité et des droites à 45° à temps de pose constant, croît manifestement en même temps que E.

Bien entendu, dans la région de réciprocité approchée, y conserve une valeur sensiblement constante. Dans les régions de défaut de réciprocité, sa variation est susceptible d'entraîner des erreurs déjà signalées précédemment, dont l’origine se trouve ici précisée. Si, par exemple, le temps de pose à l’étalonnage est plus long que dans le cas des poses normales sur les astres à étudier, ce qui veut dire qu’à densité égale l’éclairement est plus faible, la variation de densité en fonction de l’éclairement est plus rapide à l’étalonnage, et les différences de magnitude mesurées seront affectées d’une erreur systématique qui les rendra intérieures à leur valeur réelle.

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