‹ Sensitométrie spectrale et photométrie photographique astronomique: Application à la méthode photographique de CH. FabryChapitre 31 sur 99 · GÉNÉRALITÉS · texte numérisé non relu

GÉNÉRALITÉS

Une des questions fondamentales de la photométrie photographique astronomique est celle de la détermination de la courbe de noircissement liant les noircissements de l’émulsion développée aux intensités des rayonnements incidents qui l’ont impressionnée.

Cette détermination a fait l’objet de nombreuses recherches au laboratoire, mais, en astronomie, elle présente des difficultés spéciales, inhérentes aux conditions dans lesquelles sont effectuées les observations.

On y élude souvent la solution directe en se contentant d'adopter comme repères de graduation les magnitudes connues d'étoiles de comparaison. Ce procédé ne peut convenir toutefois à l’étalonnage des mesures précises. Ce n’est, en effet, que dans le cas des mesures monochromatiques que la courbe de noircissement est susceptible d’une interprétation simple. Les déterminations astronomiques, qui sont généralement du ressort de la photométrie hétérochrome, dépendent notamment de la transparence sélective de l'atmosphère, de celle de l'instrument récepteur et de la sensibilité spectrale de l'émulsion utilisée. Ces conditions sont trop variables pour que Pon puisse utiliser comme données de base des mesures faites dans d’autres conditions.

Pour la même raison, on ne peut prendre comme base une loi de noircissement établie «a priori d’une manière théorique ou empirique. Une telle loi dépendrait de trop de facteurs encore mal connus et son adaptation à toute émulsion donnée serait trop laborieuse et trop incertaine. Le procédé le plus direct consiste à enregistrer sur chaque cliché particulier une gamme connue d’éclairements, les conditions étant sensiblement les mêmes à l’étalonnage que pour les poses sur les

sources à comparer. On trace donc la courbe de noircissement propre à chaque plaque ; une simple lecture sur cette courbe fait connaître les rapports d'intensité d’éclairement et, par suite, la différence de magnitude des sources comparées.

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