CHOIX DU PROCÉDÉ DE GRADUATION DE LA LUMIÈRE
Le problème consiste donc à faire un choix judicieux parmi les nombreux procédés connus de graduation de la lumière. Tous se rattachent plus ou moins à quelques dispositifs généraux, parmi lesquels figurent le plus souvent la variation de distance de la source ou celle de la grandeur de la surface rayonnante, la réflexion de la lumière sur une surface diffusante dont on modifie l'orientation par rapport à la source et à la couche sensible, l'emploi de polariseurs croisés dont on fait varier Pangle des sections principales, l'absorption par des coins ou des échelons gris neutre, etc. En photométrie hétérochrome, leur emploi est compliqué par le fait que l’on opère sur un mélange de rayonnements de diverses longueurs d'onde. Il faut donc utiliser une graduation neutre, ou tout au moins dont la variation spectrale de transmission soit bien étudiée. De plus, Pétalonnage de émulsion photographique devrait s'effectuer en employant, si possible, le rayonnement mesuré lui-même, ou à défaut, un rayonnement de composition sensiblement analogue.
La première méthode, plus rationnelle dans son principe, présente des difficultés en raison desquelles elle fut peu appliquée jusqu’iei. Il faut, en effet, procéder par poses successives, d’où une perte de temps préjudiciable à la rapidité et à la précision des mesures, ou utiliser un dispositif dispersant le flux lumineux en plages de graduation, ce qui diminue la sensibilité efficace du procédé. A. Danjon [24] et J. Dufay ont, notamment, proposé d'utiliser, dans le cas de la méthode de Ch. Fabry, un biréfringent ou un petit bi-prisme de faible écartement angulaire, dont le rôle est de dédoubler le cercle oculaire. On s'arrange pour que les deux cercles oculaires se chevauchent, de manière à avoir trois plages. La plage centrale est éclairée en pleine lumière, tandis que les deux plages latérales ne reçoivent que 50 % du faisceau. On a ainsi deux points de la courbe de noircissement, encadrant un intervalle sensiblement égal à 0,75 magnitude, Il faut évidemment que le cercle oculaire soit assez grand pour que chacune des
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trois plages partielles se prête bien à l'analyse microphotométrique. On pourrait aussi dédoubler le faisceau à l’aide de réseaux de diffraction analogues à ceux qui, sur les indications de Hertzsprung, ont été utilisés avec tant de succès dans la photométrie focale ou extrafocale.
L’étalonnage au laboratoire, à l’aide d’une source artificielle, fut beaucoup plus employé, mais presque toujours sous la forme du dispositif sur lequel nous dirons quelques mots ci-dessous.