VARIATION DE LA DENSITÉ EN FONCTION DES LONGUEURS DE COIN
Une première comparaison du coin Calmels fut faite à travers le filtre Wratten n° 58 (longueur d'onde effective 5 350 À), avec un coin antérieurement utilisé par J. Dufay [27], dont la courbe de densité avait été reconnue bien rectiligne. Elle avait montré qu’il n’y avait pas lieu de douter de l’uniformité de variation, en fonction de la longueur, des densités du premier.
Une nouvelle comparaison fut effectuée avec le coin du microphotomèêtre de Fabry et Buisson, en utilisant une lampe à vapeur de mercure Westinghouse et le filtre monochromatique n° 5 de la Corning Glass C° (raie verte du mercure 5 461 À). Ces dernières mesures (tableau XTIT), comme les premières, indiquent que, tout le long du coin Calmels, les densités sont très sensiblement proportionnelles aux longueurs. Le coin du microphotomètre de Fabry et Buisson avait été lui-même vérifié à l’aide de la surcharge étalonnée fournie par le constructeur. On utilisait la même source et le même filtre que précédemment. Un coin auxiliaire étant placé sur la platine du microphotomètre, on en mesurait les diverses tranches avec et sans la surcharge étalonnée. Par différence, on obtenait une série de déterminations de la densité de la surcharge correspondant aux divers points du coin vérifié. Ces valeurs (tableau XIV, fig. 10) montrent qu’il n’y a pas de raison de douter de luniformité de ce coin.
Les densités D du coin Calmels (tableau XIIT) sont très bien représentées, en fonction des distances d, en centimètres, à l'extrémité la plus sombre, par la relation linéaire :
(2) D io os.
Le coefficient de d, pris en valeur absolue, est la constante du coin
pour la longueur d’onde 5 461 À. Cette valeur est en très bon accord avec les déterminations photographiques du tableau XI.