‹ Sensitométrie spectrale et photométrie photographique astronomique: Application à la méthode photographique de CH. FabryChapitre 5 sur 99 · CHOIX D’UNE SOURCE ÉTALON · texte numérisé non relu

CHOIX D’UNE SOURCE ÉTALON

Toute étude de sensitométrie spectrale exige l'emploi d’une source de rayonnement bien constante et d’unedistribution énergique connue. Mon choix s’est trouvé influencé par les préoccupations qui résultent des conditions spéciales, rappelées ci-dessus, de la photographie astronomique.

On trouve bien, en effet, chez les constructeurs, des étalons absolus constitués par des lampes à ruban de tungstène, en verre ou en quartz, consommant 18 À sous la tension de 6 V. Chacun de ces étalons est accompagné d’un graphique d'étalonnage donnant la relation intensité de courant-température et des indications fournies avec la lampe permettent de calculer simplement la répartition de l'énergie pour toute intensité de courant utilisée. On peut ainsi se procurer des lampes de verre étalonnées de 4 000 à 20 000 À et des lampes de quartz étalonnées de 2 500 à 20 000 À. Ces étalons absolus sont assez coûteux et d’un emploi délicat : ils exigent, notamment, de très grosses batteries d’accumulateurs, surtout si lon veut maintenir une constance durant de longues durées de pose.

J’ai donc trouvé plus commode et plus simple d'utiliser des lampes à filament rectiligne de tungstène dans le vide, alimentées en régime normal à 2,3 À sous une tension de 4 V. Ces lampes à enveloppe de verre sont de forme tubulaire : la métallisation s’y produit surtout dans le dôme, hors du faisceau utile ; leur température de couleur est, par suite, moins soumise à la variation lente résultant de la condensation du métal volatilisé [5].

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