TABLEAU XVIII
COEFFICIENTS D'ABSORPTION DE L'OZONE DANS LA RÉGION DES BANDES DE CHAPPUIS. TEMPÉRATURE MOYENNE 180C. (D’après Mme A. Vassy.)
À 1e AS À je A, 4 400 À 0,001 0,000 5 800 À 0,061 0,018 4 600 0,004 0,001 6 000 0,067 0,020 4 800 0,010 0,003 6 200 0,052 0,016 5 000 0,016 0,005 | 6 400 0,038 0,011 5 200 0,024 0,007 | 6 600 0,028 0,008 5 400 0,038 0,011 6 800 0,018 0,005 5 600 0,052 0,016 | 7 000 0,011 0,003
Pratiquèment, le spectre du Soleil a été photographié dans les conditions indiquées, le 20 janvier 1938 à 12 h. de temps local, Pobjectif de 320 mm était diaphragmé à 60 mm. Une image du Soleil de
20 em de diamètre était projetée sur le diffuseur de plâtre de Paris à l’aide de l’oculaire (grossissement 75) sur lequel est précisément monté le photomètre photographique. Le spectrographe était pointé sur le centre de l’image solaire.
Les courbes de noircissement ont fourni directement les logarithmes du rapport de la brillance du Soleil à celle de la source étalon (corps
Corps noir à 2296°K
Soleil au zénith filtré 3 par l'équatorial
Corps noir à 5800°K filtré par une atmosphère pure
FIG. 13. — Courbe d'énergie du Soleil au zénith filtré par l’équatorial coudé,
comparée à celles du corps noir à 2 2960K et du corps noir à 5 S00CK filtré par une
atmosphère pure. En abscisses, les longueurs d’onde ; en ordonnées, les brillances relatives.
noir à 2 2960 K). On en déduit la brillance spectrale apparente du Soleil dans les conditions d'observation et, à l’aide des données des tableaux XVI et XVIII, on l’a corrigée des différences d'absorption au Zénith et à la distance zénithale observée : cette correction est, ainsi qu’on l’a déjà observé, un peu sous-estimée, puisqu'on ne tient pas compte de absorption sélective de la vase.
Les brillances spectrales au zénith ainsi obtenues, réduites en unités relatives à la valeur pour 5 000 À prise comme unité, figurent
SENSITOMÉTRIE SPECTRALE ET PHOTOMÉTRIE ASTRONOMIQUE 8
dans la troisième colonne du tableau XIX. Elles résultent d’une double détermination sur deux spectres différents : la comparaison des valeurs individuelles à fait ressortir un accord assuré à — 3 ou 4 % Soit environ + 2 à 3 % pour les déterminations de la colonne 3 du tableau XIX, sous la réserve faite ci-dessus pour la correction d'absorption atmosphérique.
Dans les deuxième et quatrième colonnes du même tableau figurent, pour comparaison, les brillances spectrales du corps noir à 2 296° K (lampe étalon) et celles du corps noir à 5 800° K (étoile de type GO) filtré par une atmosphère pure au zénith (fig. 13).