ABSORPTION AU ZÉNITH DE L'ATMOSPHÈRE PURE
TYPE SPECTRAL B90 A0 F0 G0 KO MO Moyenne Opta URS02 DL SD2N 00208 OSS ND 200627807200 Isopan 118 118 115 115 113 110 115 Visuelle 145 143 143 140 138 135 141
La comparaison des nombres de la dernière colonne avec les données d’observation conduit à une remarque très importante. La perte moyenne de magnitude au zénith a été trouvée égale à 0,40 [40] dans le cas des observations sur émulsions photographiques non chromatisées, tandis que 13 déterminations visuelles à basse altitude ont donné 0”,24 [41]. Les différences avec les nombres câlculés pour l'atmosphère pure sont respectivement égales à 0,11 et 0,10. On vérifie donc ainsi la très faible sélectivité de la brume ou vase atmosphérique. Ceci justifie, d'autre part, le procédé utilisé précédem-
ment ($ 36) pour corriger la brillance spectrale relative observée du Soleil, de la partie purement sélective de l'absorption atmosphérique : le fait d’avoir déterminé cette absorption à partir des données théoriques n’a pu donner lieu à des erreurs sensibles et les corrections calculées étaient vraisemblablement exactes à 1 ou 2 centièmes près.
Pour lapplication de la correction d'absorption atmosphérique différentielle aux observations de photométrie photographique faites à l’équatorial, on à adopté les données figurant dans les deux premières lignes du tableau précédent, en les majorant de 0”,11 pour les observations sur émulsion non chromatisée sans écran, et 0,10 dans le cas de émulsion Agfa Isopan avec écran orangé. En vue de rendre la détermination de l'absorption très rapide, on dresse, pour chaque étoile, une table donnant directement labsorption en fonction de l'angle horaire A1 : pour des valeurs de 6 en 6 minutes de cet angle, on calcule séc € par la formule classique :
1 /séc € — sin ® sinÿ + cos v cos à cos A,
où o est la latitude du lieu d'observation et à la déclinaison de Pétoile. L’absorption correspondante à pour valeur a (sée € — 1), a étant la perte adoptée de magnitude au zénith.