‹ Sensitométrie spectrale et photométrie photographique astronomique: Application à la méthode photographique de CH. FabryChapitre 76 sur 99 · PÉRIODICITÉ ET ÉLÉMENTS · texte numérisé non relu

PÉRIODICITÉ ET ÉLÉMENTS

Goodricke avait déjà pu donner une période de 12 j, 19 h (12 j, 79), tandis que les observations de Westphal en 1817-18 mettaient en évidence une augmentation de cette dernière, la portant à 12 j, 8834. Une étude approfondie montra, par la suite, à Argelander que l’augmentation n’était pas uniforme et, en utilisant toutes les observations effectuées jusqu’en 1859, il détermina les éléments suivants :

Min. prince. — JJ. 2 398 590,603 + 12 j, 90 783 376.E + 0 j, 3 518.107°.E? — 2/0 LOI ne

En 1895, le désaccord entre cette formule et les observations atteignait 0 j, 8 et Pannekoek, à l’aide de toutes les observations effectuées de 1784 à 1895, donna les nouveaux éléments suivants, qui sont une réadaptation de ceux d’Argelander :

Min. prine. — JJ. 2 398 590,604 + 12 j, 9 080 09.E + 0j, 3 855.1075.F?— 2 04710201

(1) Pour la bibliographie générale des travaux sur 8 Lyrae, voir : 1° Jusqu'à 1915 inclus, Lehnert, Geschichte und Literatur des Lichtwechsels, tome 2, 156-160 ; 20 De 1916 à 1935 inclus, R. Prager, même recueil, Zweite Ausgabe, 244-246.

Mais, par la suite, le désaccord persistait malgré de nouvelles tentatives en vue de représenter la périodicité par une loi convenable. Tantôt on revenait à des formules du second degré, telle celle donnée

par Prager jusqu’en 1932 :

Min. prine. = JJ. 2 398 590,604 + 12 j, 9 080 06.E + 0 j, 3 914.10—5.F2.

Puis on devait encore la modifier et lui ajouter à nouveau un terme cubique — 0 j.107 1°.E3. En 1932, le désaccord s’établissait encore à 0 j, 15 et Rossiter, moyennant un terme du quatrième degré, réussissait à bien représenter les observations modernes avec la formule : Min. princ. — JJ. 2 398 590, 604 + 12), 9 079 954 E + 0 j, 38 386.1075E 2? —

Ces éléments ne rendent pas très bien compte des observations anciennes et, en fait, la période de 8 Lyrae subit sans doute une oscillation de très longue durée. L'ensemble des observations effectuées depuis la découverte ne couvre probablement qu’une fraction d’un cycle complet : les formules de plus en plus compliquées ne constituent vraisemblablement qu’une représentation approchée des premiers termes du développement de la fonction périodique réelle. La question reste donc ouverte et de nouvelles observations précises sont nécessaires, en vue notamment de déceler, dès qu’il se produira, l'arrêt de laugmentation de la période, augmentation qui s’est poursuivie sans interruption depuis la découverte.

Page 1