‹ Sentences de M. Terentius VarronChapitre 42 sur 54 · Cf. § iOO · texte numérisé non relu

Cf. § iOO

3. Varron semble ici blâmer Topinion d'Heraclite et de quelques stoïciens qui r^ardaient la vie comme un mal ; mais il ne craindra pas d'eâiprnnter leur langage pour détacher le vulgaire des chosijB de la vtef car, suivant lui, on doit considérer l'utilité jprtlîqœ (À ion la vérité des opinions que l'on présente au peuple. Voy. à ce sujet les Séries ii, xix, xxvi, xxxy,'€iipécwBinent leS99.

h. Cf. Cicàron, de SenecU, § a et 5.

6. T^intôt Féoole stoïcienne accorde au moins à Tâme du sifa QHS immortalité temporaire , tantôt elle affirme que toute Ime. périt avec le corps (Foy. la Theologia physica stoic. de d'Ansse de Villoison, p. b57, à la suite de l'éd. de Cornutus, donnée par M. Osann; Gotting. 18W.) —Quand vient la mort, disaient les partisans de cette dernière opinion , nous cessons d'être ; dès lors comment la redouter? ne nous est-elle pas déjà connue? Nous n'avons pas plus à craindre le néant qui suit la vie que nous n'avons souffert de celui qui la précéda : « Ego mortem diu expertus sum. — Quando, inquis? — Antequam nascerer. Mors est non esse... hoc erit post me, quod ante me fuit. Si quid in hac tormenti est , necesse est et fuisse antequam prodiremus in lucem... in hoc erramus quod mortem judicamus sequi, quum illa et praeeesserit et secutura sit. p Ces paroles de Sénèque (Epist, M) sont comme le commentaire de cette pensée de Varron et de la sulvaole. — Rien d'étonnant qu'après avoir méconnu l'imiaoctililé» Yarron ait autorisé le suicide : « Malà sunt tormenta atqu9 cruciatus corporis ; et tanto sunt pejora , quanto potuerint esse majora ; quibus ut careas , ex hac vita fugiendum est. p (August., de Civ, Bei, XIX, 4.)

IL — 8. Varron reproduira sous plusieurs formes ce conseil qu'il donne au sage de renfermer ses pensées en lui-même et de se conformer afux usages et aux coutumes du plus grand !ionlbre.(Fey. § 9, 10, 59, 101, 105.) — Ici encore il est fidèle aux |)pé^ptes de son école. Foi/, sur cette idée de»8tAiens , S^pèquo , Epist. 5 , 18 , 105 , et M. Ravaisson,'iEwai«ttr temetai)^. d'Arisiole, 2« vol., p. 215. -.

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