Sur cette pensée et la suivante, Voy, Sénèque, Epist
88, 92. Voy, Sénèque, Epist. 2 : « Nusquam est, qui ubique est*, Epist. 45: qui, quo destinavit , pervenire vult, unam sequatur viam , non per muUas vagetur ; non ire istud , sed errare est. »
XXXIII. — 95. Sur Tétymologie du mot paupertas, Voy, de Ling. latl, V, 92, et un fragment de l'ouvrage do Varron de Vita pop, rom,, éd. Bip., p. 237 : « Pecunia quae erat parva , ab ea paupertas dicta. » — Antipater de Tarse avait déjà dit que la pauvreté n'existe que par privation, xocrx (Trépvi9iv, per detractionem , per orbationem : « Paupertas est, non quae pauca possidet, sed quae multa non possidet ; ita non ab eo dicitur, quod habet , sed ab eo , quod ei deest. » Sénèque, Epist, 87, § 35. — Toutes les pensées de cette Série xxxiii ont un caractère stoïcien, et l'on pourrait leur comparer grand nombre de fragments des anciens stoïciens ou de passages de Cicéron et de Sénèque.
94. Rapprochez de cette sentence un fragment des Satires ménippées (éd. CEhler, p. 94 , -nepl fij.ccpyvptccç ) : « Etenim , quibus seges praebeat domum , escam , potionem , quid desideremus ? »
95. Voyez parai ces lÊ^mes fragments (éd. Œhler, p. 97, 716/51 yivedXtaxfU) les vers suivants :
Non fit thesauris, non auro pectu* solutum, Non demunt anirais curas ac religiones Persarum montes, non atria diviti' Crassi.
et Sénèque, Epist. 62 : « Brevissima ad divitias, per conlemptutn divitiarum , via est. »
96. Voy. Sénèque, Epist, 78, § 12: « Ad opinionem dolemus : tam miser est quisque, quam credidit. » — Les trois dernières sentences sont ainsi traduites dans la Mer des Hystoires : « Nous ne serions point poures , se nous ignorions quelle chose est poureté ; car l'ignorance d'icelle est grant chemin pour parvenir aux haultes richesses. Nul n'est malheureux , s'il ne le cuide estre. »
XXXIV. — 98. Voy, Sénèque : « Argumentum morum ex minimis quoque licet capere... w Epist, 52, § 11, 12. — Parmi les Logistorici de Varron figurait un livre de Moribus.
XXXV. — 99. CL § 3, 100, 101 et la Série ii. Ces sentences sont peut-être celles qui rappellent le mieux l'esprit et les opinions personnelles de Varron. Voy, les nombreux passages de la Cité de Dieu où saint Augustin cite les Antiquités divines : « Dicebat , de religionibus loquens, multa esse vera, quae non modo vulgo scire non sit utile , sed etiam , tametsi falsa sunt , aliter existimare populum expédiât (IV, 31). » — « Expedire existimat falli in religione civitates (IV, 27). » — Des trois sortes de théologie qu'il admettait, l'une physique, l'autre poétique , la troisième civile , Varroii voulait que le peuple ignorât les deux premières : « Ea quae scribunt poeta), minus esse quam ut popuU sequi debeant ; quge autem
philosoplii, plusquam ut ea valgam acrutari expédiât (VI, 6).»
100. Cf. § 2. Remarquez dans les fragments de Varron, cités à la note précédente, l'emploi constant du mot expedire.