LES MONTAGNES
D'un spectacle si doux n'éloignez pas mes yeux.
RACINE
Avez-vous songé quelquefois Pourqnoi Dieu plaça les montagnes Sans ordre à travers les campagnes Les rives, les flots ét les bois ?
En arrétant votre pensée
À ce point facile à mürir
Votre cœur a dû s’attendrir
Et votre âme s’est rehaussée.
Si pourtant vous demeurez froids En face de ces hautes masses Qu'on voit d'espaces en espaces Parsemer les champs et les bois, Au moins vos pieds les ont gravies Au souffle embaumé de l'été ; Vous avez du moins arrêté,
Du haut de ces cimes ravies
Que vous veniez d'escalader,
Un regard plein d'indifférence Sur la plaine à vos veux immense
Sans penser à la regarder.
Mais. environné de silence,
De solitude, de déserts
si doux 1ES YCUX.