‹ Sept générations d'exécuteurs 1688-1847 (volume 2)Chapitre 15 sur 43 · LES FRÈRES AQASSE LE MARQUIS DE FAVRAS · texte numérisé non relu

LES FRÈRES AQASSE LE MARQUIS DE FAVRAS

J'ai fait assister mes lecteurs au dernier jour de la Roue, balayée en une heure par Tindignation populaire ; je vais leur montrer maintenant le dernier vestige de la pénalité du moyen âge : le gibet, encore debout à la Grève^ oscillant sur sa base et s'ablmant à son tour. Mais, par une cruelle raillerie de la destinée,

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quelques jours avant l'heure où tous allaient être admis aux lionnmrs du supplice des gentilhommes : la décapitation, un gentilhomme devait affirmer cette égalité naissante, en mourant de ce supplice, jusqu'alors infâme, résen é aux seuls roturiers. Cette mort devait aussi avoir le triste privilège d'inaugurer en quelque sorte la longue suite de meurtres politiques qui allaient bientôt couvrir la France de deuil et de sang.

Le 21 janvier 1790, cette date est assez remarquable, l'Assemblée nationale avait proclamé l'égalité des supplices.

Je trouve, dans le numéro 28 des RévoluUo7is de Prudhomme, le compte-rendu de cette séance :

Séance du soir du jeudi 24.

Après les dons patriotiques et la lecture des Adresses, parmi lesquelles on a remarqué celles des citoyens patriotes de la ville de Grenoble, on a entendu un rapport relatif aux acquits à caution, sur lequel rAssemblée a déclaré n'y avoir lieu à délibérer.

On a repris la motion de M. Guillotin sur les peines, et Ton a décrélé les articles suivants :

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