U» TRIBUNAL DU 11 AOUT 179» ' M
s«fti ftdt fi de» ce sniistre fonctiomiaire qu'on appelle le bourteauL Et pourtant, quel nom leur dosner, à eux et à ceux qui lee avaient déchaînée ? Celui d'assassins est trop doux I
Le tribunal du 17 août siégeait au Chftteilet. Au moment où commença le massacre, il était en séance et jugeait le major Bachmann, ofâ* der suisse. Les hurlements des vietimes, les cris des égorgeuis s'entendaient de Tenceinte du tribunal et interrompirent i^usieurs tois Taudience. Lorsque le président prononça le verdict qui condamnait l'accusé à la peine de mort; le major Baehmann se leva et fit un mouvement comme s'il eût voulu aller surle-champ partager le sort de ses camarade»; comme si des assassins eussent été les dignes exécuteurs de Tarrêt qu'il venait d'entendre. On l'arrêta; on le mit en sûreté dans le calnnet du greffier, derrière la salle d'audi^oce, et on le réserva pour l'échafaud qui, sans lui, se. fût reposé un jour de plus.
Le vieux Cazotte, qui, gr&ce au dévouement de sa fille, avait rencontré de la pitié dans la parodie de tribunal que l'inf&me Maillard pré-