‹ Sept générations d'exécuteurs, 1688-1847 (volume 4)Chapitre 17 sur 22 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

mais Benoît, nature efféminée, tempérament énervé par la débauche, est une monstrueuse exception, et encore ce scélérat à peine majeur, qui appréhendait si fortement la mort, n'a point été retenu par son effroi; il n'a pas reculé, dans un âge aussi tendre, devant deux meurtres dont la pensée seule fait frémir d'horreur.

Mais, que dire de Chandelet, de Defournel, etc., narguant, le rire aux lèvres et la chanson à la hoache, l'expiation qu'on leur impose? Que dire de Lacenaire, se montrant si supérieur à sa punition, que, par respect pour la morale, on se trouve réduit à calomnier sa mémoire et à l'accuser d'une faiblesse qu'il n'éprouva point ? Croit-on qu'on ne serait pas plutôt parvenu à dompter cette intelligence orgueilleuse et rebelle par les amertumes de la captivité et les humiliations d'un travail grossier? S'agit-il donc toujours de châtier et jamais de guérir! et qu'est-ce que le châtiment, quand il n'atteint même pas le but qu'il s'était proposé? une vaine et stérile illusion!

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