ÉPILOGUE
Que dire de Poulmann, ce type vivant de la férocité et de l'assassinat, avalant le calice de son supplice avec la même insouciance qu'il eût Tdu un verre de vin sur la table d'un cabaret ? Sont-ce là des hommes que vous contiendrez avec votre sinistre épouvantail dont la plupart se rient? N'ont-ils pas donné des noms grotesques à la guillotine, à ce hideux instrument dont vous prétendez faire le palladium de la société? Ne l'appellentils pas la Veuve, VAbhaye de Monte-à-regret ^ etc.?
Oui ! le règne de ces horreurs touche à son terme. Déjà l'échafaud n'ose plus se montrer. Banni de la Grève à la barrière Saint- Jacques, il n'a pu même se maintenir en ce dernier endroit. Caché maintenant presque sous le porche d'une prison, il ne dévore les proies qu'on lui jette encore de temps à autre que mystérieusement, à la faveur, pour ainsi dire, des ombres de la nuit. Chaque jour est un pas rétrograde devant le vœu de l'humanité qui se prononce de plus en plus, et bientôt la législation acculée sera obligée de déposer les armes