‹ Sept générations d'exécuteurs 16881847 Mémoires des Sanson mis en ordreChapitre 17 sur 24 · M2 ARRESTATION I>K MON PL RE · texte numérisé non relu

M2 ARRESTATION I>K MON PL RE

position où nous nous Irouvions par suite de notre ignorance de la défaite du parti dont nous avions été, sans le savoir, les passifs auxiliaires. Cette dépulation n'arriva jusqu'à nous que vers dix heures du soir. En apprenant le péril où nous étions, nous partîmes sur-le-ehamp , et il n'y eut qu'une voix pour retourner à notre section. On voulut mettre obstacle à notre relraite; mais j'allai trouver le chef du poste qui s'y opposait, et je tachai de le persuader ù, l'amiable. Voyant que je n'y réussissais point, je changeai alors de ton, et, faisant charger à mitraille , devant lui et sa petite troupe les canons que nous ramenions chez nous Je le menaçai de nous frayer de vive force un passage.

» Cette démonstration le rendit plus iraitable, et il nous fit ouvrir la grille qui donne sur la rue de laBarrillerie. Nous nous rendîmes en hate au siège de notre section, où je déposai un rapport sur cette mission, qui venait de me compromettre plus sérieusement encore que je ne le croyais.

» En effet, mon oncle et moi nous fûmes

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traduits devant le Tribunal révolutionnaire pour le rôle passif que nous avions joué si innocemment dans cette journée. Nous fûmes arrêtés, ainsi que le sergent-major Masson, dans les premiers jour de fructidor. On nous reprochait d'être montés tous les trois le 9 thermidor à la Commune et d'y avoir signé une feuille de présence. C'est cette pièce trouvée au moment où Ton était venu arrêter Robespierre et ses partisans qui était devenue une arme contre nous, arme d'autant plus dangereuse qu'une main étrangère avait ajouté subrepticement à nos signatures ces mots : qui ont prêté serment. Or, nous n'avions prêté aucun serment, car si cette proposition nous eût été faite , elle eût suffi pour nous ouvrir les yeux sur le piège dans lequel on nous entraînait. Cette mention mensongère avait donc été inscrite après coup et après notre départ. 11 parait, d'ailleurs, que bien d'autres citoyens furent aussi ce jour-là dupes de la Commune, et étaient venus se ranger sous son étendard jusqu'à ce qu'ils sussent que le conflit était entre elle et la Convention nationale, et qu'ils se rangeassent du

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