‹ Septicémies d'origine auriculaireChapitre 23 sur 54 · REC · texte numérisé non relu

REC

ceux où l’organisation du thrombus avorte. La multiplication des cellules endothéliales émanées de l’endoveine est insuffisante à la constitution de néo-capillaires. Le caillot, privé d’une circulation indispensable, se ramollit, se dissocie, se nécrose. La présence possible d’anaérobies facilite ce sphacèle. C’est dans de pareils cas qu’il peut y avoir secondairement ulcération, destruction de la paroi veineuse, formation d’une collection, d’un abcès phlébitique, d’une destruction diffuse pariétale, se signalant par un dépôt granuleux, végétant, grisâtre (DESCOMPS et GIBERT).

Donc : le caïllot apparaît tantôt comme une barrière suffisante à l'infection, tantôt comme une barrière insuffisante, une digue qui, en lâchant, devient elle-même le point de départ de la diffusion bactérienne. On conçoit l'intérêt pratique de cette notion : lorsque l’état septicémique s’est déclaré, le foyer -phlébitique doit être détruit, doit être isolé puisqu'il devient lui-même un centre de dissémination des germes dans le milieu circulatoire. Il faut rapprocher des formes où l’organisation du caillot avorte celles dans lesquelles l’état septicémique s’est déclenché sans

qu’on ait observé de thrombose apparente, à savoir :

«) les phlébites pariétales, où le caïllot n’a pas eu

le temps ou les moyens de se constituer;

b) les ostéo-phlébites où, vraisemblablement, la

LR) Ven

diffusion bactérienne s’est faite dans les plus fins ramuscules veineux.

Il faut ineriminer, dans la pathogénie de l’évolution défavorable du thrombus, deux facteurs : la virulence de l’infection et la débilité du terrain. Ceci nous amène à envisager quelle est la réaction de l’orga-

nisme.

Page 1