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voire même de 6°7 en dix heures.) Puis, l’accès thermique, accompagné de frissonnements, se répète selon des modalités diverses. La fièvre peut prendre
les types suivants :
— Fièvre continue, rarement de longue durée, avec cependant de légères rémissions matinales;
— Fièvre rémittente, toujours irrégulière, la montée thermique s’associe à des frissons et est suivie de
sUeUrS ;
— Fièvre intermittente, pseudo-palustre, avec des intervalles d’apyrexie ou même d’hypothermie.
D'ailleurs, il ne faut pas croire que l’évolution fébrile d’une septicémie puisse toujours être figurée sous les aspects précédents. Maints incidents peuvent
en modifier l’aspect.
D'autre part, chez les enfants, frissons et intervalles manquent parfois : la fièvre y est souvent continue, parfois même malgré l’apparition de foyers métasta-
tiques.
GESMANN signale l’inconstance des frissons dans les septicémies auriculaires à staphylocoques, malgré
l’irrégularité de la courbe thermique.
Enfin, signalons qu’à titre exceptionnel, il est por-
sible de noter l’absence de fièvre ou tout au moins
une légère hyperthermie. Cette éventualité se rencontre dans les formes redoutables, s’accompagnant de pâleur, d’adynamie, de tachycardie. Elles sont l’indice soit d’un épuisement des facultés réactionnelles du sujet, soit d’une rétention azotée, facteur d’hypo-
thermie.
B) Le pouls. — Le pouls est rapide. Son accélération déjà motivée par l’existence du foyer auriculaire ne saurait à elle seule avoir une grande signi-
fication. Elle offre un intérêt dans deux cas :
— Si sa rapidité dépasse 100 pulsations et se montre hors de proportion avec l’élévation thermique ;
— Lorsque la courbe fébrile se maintient peu élevée et que le tracé du pouls est progressivement ascen-
dant.
Ces éventualités sont l’apanage de formes graves.
C) Tension artérielle. — La tension artérielle est toujours abaïssée. Le relèvement de la tension artérielle constitue un élément de pronostic favorable. Inversement, une chute marquée permanente, asso-
ciée à la tachycardie est un symptôme d’aggravation.
D) Signes généraux. — La langue est sèche, fuli-
gineuse. Le malade se plaint d’une soif ardente, l’inap-
Ent Se
pétence est complète. La respiration est courte, super-
ficielle.
E) Manifestations nerveuses ou méningées. — Des manifestations nerveuses marquent souvent le début de l’état septicémique. Elles sont d'intensité variable, très accusées dans les formes suraiguës, discrètes, au contraire, dans les formes où l’hyperthermie est intermittente. Parfois, se sont des manifestations à type d’excitation : hallucinations, état confusionnel, délire onirique, convulsions; d'autrefois, dans les formes graves ce sont des signes dépressifs : stupeur, ady-
namie, obnubilation.
Des signes méningés peuvent aussi s’observer, surtout chez Fa des vomissements annoncent une réaction méningée (on trouve un signe de KERNIG) et font discuter l’éventualité d’une méningite otogène. Mais ces signes ne sont parfois que la manifestation du méningisme (DUPRÉ) comme le prouvent l’intégrité du liquide céphalo-rachidien et l’évolution. Tous ces signes, même groupés, n’ont qu'une valeur limitée pour établir le diagnostic de l’état septicémique; seules les poussées fébriles accompagnées de frissons apparaissent comme les plus sûrs témoins de la géné-
ralisation infectieuse.
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