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IL. — SYMPTÔMES ENGENDRÉS PAR LES DÉCHARGES

BACTÉRIENNES.

C’est alors que, sur le terrain séméiologique, on serait en droit d’attendre un syndrome caractéristique de l’état septicémique. A vrai dire, les symptômes engendrés par les décharges bactériennes s’intriquent souvent avec les signes infectieux provoqués par le foyer auriculaire. Seul, le frisson, associé à une subite ascension thermique, possède une valeur d’orientation diagnostique. Il implique une brusque décharge dans le milieu circulatoire de protéines hétérogènes

qu'il est rationnel de rattacher à une lyse bactérienne.

- A) Fièvre et frisson. — Des différents symptômes conditionnés par la pénétration de germes dans le milieu circulatoire, il n’en est pas de plus caractéristiques. Signes constants, leur précocité d’apparition

en fait un élément de diagnostic de grande valeur.

A tel point que le frisson chez un otorrhéique doit

commander l’hémoculture.

Fièvre et frisson reconnaissent une telle dépendance physiologique et une telle intrication clinique qu’on ne saurait les dissocier. Et comme l’on note avec soin la courbe thermique d’un otorrhéique en observation, on doit aussi exiger de l’entourage du malade de noter avec minutie le frisson éventuel, sa répétition, ses modalités, sa durée. Ce peut être un

frisson solennel, prolongé ou une série de frissons

rénétés.

L’apparition de ces signes, parfois précédée de quelques prodromes (céphalée, malaise), simule le classique accès palustre : sensation de froid, courbature, secousses musculaires, horripilation cutanée, facies pâle ou cyanosé, céphalée, tachycardie. La température s’élève rapidement à 40° ou plus; le frisson persiste pendant l’ascension thermique. C’est aïnsi

qu'’écrit KORNER « les frissons durent un quart

d’heure dans la règle, parfois même une demi-heure; ils pourraient même durer une heure ou deux ». Très souvent, au bout de quelques heures, la température retombe profondément, parfois même jusqu’à la normale Cette chute thermique s’accompagne d’une crise sudorale. Des chutes thermiques de 4° où plus en un

jour ne sont pas rares. (KôRNER en a observées de 5°,

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