Rois, liv. I, chap. vin, vers. 55-56. (GG
DIEU SELON LA BIBLE
n'avaient pas, il est vrai, conservé toute leur efficace; le culte de Jehovah et la législation de Moïse avaient subi de tristes oublis et de graves altérations; mais, dans le sentiment national, Jehovah, l'Éternel, était toujours le Dieu unique, le vrai Dieu, et Moïse son interprète. Le désordre moral et social avait envahi la confédération hébraïque; la loi et la tradition divines étaient sans cesse violées, mais non méconnues; c'était toujours la loi et la tradition divines^ objets de la foi et du respect d'Israël.
Quand le mal de l'anarchie eut amené de •grands revers nationaux, quand les Philistins au sud, les Ammonites à l'est, les Mésopotamiens au nord eurent humilié et mis en péril l'établissement des Hébreux dans le pays de Chanaan, un cri général s'éleva; de toutes parts les tribus réclamèrent un pouvoir fort, un chef unique, capable de maintenir au dedans l'ordre, au dehors la sûreté et l'honneur d'Israël. Un grand et fidèle serviteur