ACTE TROISlimii
LK BARON
Mais enfin ! sacré mille !.,.
SIÎRAPHI NE.
Baron !
LE BARON
C'est iiourtant le cas de jurer, madame ! Quand trouvcrai-je une meilleure occasion de jurer? Ainsi, monsieur, vous osez faire à ma fille...
PLANT ROSE
Eh ! baron ! de quoi se plaindrait-elle? Et quel lort est-ce que je lui fais?... Je porte ailleurs mon amour dont elle ne veut pas !... Je lui rends service !
Monsieur !
PLANTROSE.
Madame... 22, rue Lepellelier : voilà ma carte!... Si votre fille a la bonté d'y réfléchir, elle comprendra que mademoiselle Georgetie n'est ici que l'emhlcme d'une vie nouvelle à laquelle je ne me résigne que par force. Et si l'offre immédiate de mon bras... (Mouvement d'AgaUie.)Non ! c'est trop tôt?... Très-bien !... j'attendrai !
C'est tout attendu, monsieur... notre fille fera son devoir *!
Elle remonte.
Je l'espère, madame ! — Monsieur mon beau-père, je vous
salue cordialement. (Le baron lui tend la main, Plantrôse lui montre Séraphine; ils s'abstiennent.) VOUS SCrCZ tOUJOUTS le bien VOnu
chez moi, et vous y pourrez jurer et fumer à loisir, (a Agaihe.) Madame, n° 22, n'oubliez pas!... (a la baronne.) Madame la baronne, Dieu vous garde!.. . Ah! Seigneiir ! qu'il vous garde !... c'est mon vœu le plus cher !
II sort par la gaucho en saluant.
* Agathe, Séraphine. Plantrôse, le baron.
92 SÉRAPIIINE