ACTE DEUXIÈME
TVONNB.
Oh ! si jeune 1
ROBERT
Hélas, oui, à dix-huit ans, pauvre enfant !
YVONNE
Ahl quel malheur!
De la poitrine, à ce que Ton a dit !... mais je crois que c'csi plutôt de chagrin.
YVONNE
Ahl
ROBERT
Oui, on voulait forcer son inclination et la faire religieuse, malgré elle I...
YVONNE
Ah 1 je comprends alors I
ROBERT, Tiremant.
Ah 1 n'est-ce pas ? Pour moi je ne sais rien de plus cruel que ces vocations forcées !
YVONNE
Certes, oui !
ROBERT
11 faut être si sûre de soi, pour renoncer au monde et à toutes ses joies I... Les trois quarts du temps, c'est la famille qui dispose de vous, sans vous consulter.. •
YVONNE
Souvent, oui...
ROBERT
Ainsi, vous-même 1
YVONNE, M lavant.
Pardon, monsieur, mais nous parlons de votre cousine et pas de moi!
ROBERT, se lerant.
. Vous avez raison, mademoiselle, excusez-moi; mais il y a en vous je ne sais quoi qui me la rappelle tellement... le même couvent*., le même ftge!... Nous autres profanes, nous
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ne saurions voir tant de jeunesse et de beauté condamnées à la solitude sans le déplorer an peu pour noos, et beaucoup pour elles.
YVONNE
Permettez 1... Nous ne cherchons plus !
ROBERT, à part.
Vocation forcée... c'est clair ! (Haat.) Ne serait^il pas dans les plis du canapé?
YVONNE
J'en doute I
ROBERT, aatis sur le canapé, cherchant.
Il faut voir!... Et notez que le cas dont il s*agit est encore plus douloureux... ma pauvre cousine aimait quelqu'un, qu'on ne voulait pas lui donner pour mari...
YVONNE , an delà da canapé.
Si son choix était mauvais !•..
ROBERT
Mais non !
Il est permis d'en douter un peu, devant la résistance de
ses parents.
Elle remonte en cherchant.
ROBERT, saisi, A part.*
Àh ! il n'y aurait pas d'amant ?
YVONNE
Vous ne trouvez rien ?
ROBERT
Non, je ne trouve plus du tout !
YVONNE
Alors, j'y renonce... Agathe les aura remontés I... Je vous remercie mille fois de votre obligeance, monsieur I
ROBERT, se lerant.
Mademoiselle.^, (a part.) Elle s'en va!... Et je ne sais' * Yvonne, Robert.