ACTE DEUXIÈME
rien !... (Haut.) Mademoiselle, pardon, je.-., j'oubliais !.„ Deux mois, de grâce?...
TVONNB, redescendant.
Quatre, monsieur, si vous voulez.
ROBERT
C'est une commission de ma sœur...
Pour moi ?
ROBERT
Mon Dieu, oui, mademoiselle, car je n'ose pas m'adresser à madame la baronne... Une affaire de ménage bien simple. Une jeune femnne, nommée Madeleine, s'est présentée à ma sœur comme femme de chambre, (ii la regarde, silence.) Cette jeune femme aurait été récemment au- service de madame votre mère...
TVONNB.
En effet, oui, monsieur.
ROBERT
Elle a quitté votre maison dans des conditions qui ne lui permettent pas, à ce qu'il paraît, de se recommander de madame la baronne...
YVONNE
Je sais qu'elle est sortie Irès-brusquement, mais les causes du départ, je les ignore.
ROBERT
Ah) vous ignorez?
YVONNE
Absolument.
ROBERT
Cette jeune fille du moins doit vous intéresser assez...
YVONNE
Mais je ne saurais que dire sur son compte. Je Pai vue deux fois à peine... J'étais toujours au couvent...
ROBERT
Alors VOUS ne lui portez aucun intérêt particulier?
YVONNE
Aucun ! C'était une fille très-douce, je crois !... Pourtant^ si ma mère l'a renvoyée, c'est qu'il y a quelque bonne raison pour cela, et je vous engage, monsieur, à demander à ma mère son sentiment; le mien étant bien inutile s'il le confirme, et n'ayant aucune valeur, s'il en diffère.
ROBERT
J'espérais, mademoiselle, que vous sauriez au moins me donner son adresse.
YVONNE
Mais en vérité, non 1... Je ne sais ni ce qu'elle vaut, ni où elle demeure I
ROBERT
Gela me suffit, mademoiselle. Pardonnez-moi I (a part.) Ce n'est donc pas la femme de chambre !...
YVONNE
Plalt-il ?...
ROBERT
Rien, mademoiselle... Je vous rends gr&ce. Je sais mainte nant ce que je voulais savoir !...
YVONNE
Alors, monsieur...
Ah I mais, les voici I
YVONNE
Les effilés ?
ROBERT
Là, derrière mon chapeau !
YVONNE
Ah! merci! Voilà comme on trouve sans chercher..,
ROBERT, en regardant.
Et comme on ne trouve pas ce qu'on cherche \