‹ Séraphine: comédie en cinq actesChapitre 79 sur 119 · ACTE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME

AUBROISE.

Oui ! monsieur. M. Robert et M. de Plantrôse !

Il &ort par le fond à gaache.

MONTIGNAG, regardant l'heure.

Et minuit seulement ! trois heures à attendre ! ah 1 c'est long ! — Pourvu qu'elle dorme encore ! (u écoute.) Elle ne bouge pas 1... La porte est fermée I...

AMBROISE, annonçant.

M. de Plantrôse * I

SCËNE II MONTIGNAC, PLANTROSE**.

MONTIGNAG.

Qu'il entre, mon bon Olivier I qu'il entre 1

PLANTROSE.

Ah! mon cher Montignac I... s*embrasse-t-on ? Bah 1 on s'embrasse I... Ah! que je suis heureux de te voirl

MONTIGNAC

Et moi donc ! Merci d'êire venu I

PLANTROSE.

Par exemple ! Je serais aller te serrer la main au Sénégal !

IfONTIGMAG.

Oui ! au Sénégal, mais à Auteuil, à minuit 1... rue de la Source !

PLANTROSE.

Qui r/est pas gaiel... Sapreloilel... Un vrai coupc-gorgc 1 Pourquoi diable es* tu descendu ici?

MONTIGNAG.

Attends 1 — Laisse nous, Ambroise*

* Ambroise, Plantrôse, Moniignac.

** Ambroise, Montignac, Plantrôs^.

AMBROISE

Monsieur, ces papiers à emballer?

MONTIGNAG.

Plu» lardi... ferme la porte! Et sartoat pas de bruit sous ses fenêtres.

AMBROISE

Oui, monsieur, (n tort.)

PLANTaOSE.

Tu às quelqu'un ?

MONTIGNAG.

Qui dort là bas, oui ; mais ici, les portes closes, nous pouvons causer à Taise et fumer. (ll lui montre des cigares dans une

boite.) Tu fumes toujours?

PLANTROSE, prenant.

Toujours !

XONTIGNAG, s'asseyant sur le canapé.

Cette maison où tu t'étonnes de me voir appartenait à mon père. Je ne l'ai jamais habitée. Pour mes rares séjours à Paris, autrefois, Auteuil était trop loin du boulevard de Gand; mais c'est isolé, mystérieux! Des jardins tout autour !.., En ce temps-là, je l'ai conservée par commodité; aujourd'hui je le fais!...

PLANTROSE, assis en face de lai et allumant son cigare.

Par reconnaissance ; très-bien I souvenirs tendres.

MONTIGNAG.

Mais toi-même, où loges-tu ? Ambroise a eu bien du mal à te trouver 1

PLANTROSE.

Oh! mon ami, moi !... C'est tout une histoire! Tu vois un homme radieux !... — Pour la première fois, depuis mon mariage... je viens d'embrasser ma femme! mais là!... comme je le comprends !

MONTIGNAC

Âhbahl

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