ACTE QUATRIÈME
HONTIGNAC.
le k sais bien !
PLANTROSB.
Mais, comment as-tn Eût ?
HONTIGNAC.
Sans le prévoir... En quittant cette après-midi Séraphine , j*étais fixé sur ses intentions !... bmsqner le départ de ma pauvre enfant et la doitrer sons qaatre murs infranchissablés. Mais je pensais bien qu'elle n'agirait qa*à la nuit... Je laisse Ambroise surveiller les abords de l'hôtel, et je cours au ministère où je passe toute la fin du jour. A cinq heures, je recevais un ordre de départ !... Plus de temps à perdre !... Je fais atteler chez Brion une excellente voiture à deux chevaux, et je cours rue Cassette , oii je sais par Ambroise qu'il n'y a rien de nouveau. Je me poste en observation, dans ma voiture, à deux pas de la maison, et j'attends I
ROBERT
Bon.
HONTIGNAC.
La nuit vient 1 Le cocher de l'hôtel aide le concierge à fermer la grande porte, puis traverse la rue pour entrer dans un café voisin. Une idée subite 1... Je dis à Ambroise : « Suis-le, grise-le et à tout prix retiens-le dans ce café. » Ambroise me quitte. Une demi-heure s'écoule. Des lumières vont, viennent, tout indique le départi... Un valet de chambre parait sur le pas de la porte , cherche dans la rue... avise ma voiture et crie : « Cocher, êtes-vous Ubre ? — Oui, répond mon homme qui avait sa consigne. — Alors, avancez!...» Nous avançons ; mon cœur battait à se rompre. Blotti dans l'ombre de la voiture, je guette I... Chapelard paraît avec Yvonne. On ouvre... Yvonne monte la première. Je tire la portière I La voiturt part comme une flèche, et la chère enfant épouvantée n'a pas eu le temps de pousser un cri, que je la serre déjà dans mes bras en lui disant : « Mais ne crie donc pas, mignonne, c'est moil.** c'est moi!»
ROBERT, enthousiasmé *•
Esl-ce bien exécuté, hein ?
PLANTROSB.
Bien taillé ! mais il faut coudre.
MONTIGNAG.
Mais je couds. Sois tranquille.
Et que vas-tu faire ?
HONTIGNAC.
Monter en chaise de poste, à trois heures, et emmener Yvonne I
PLANTROSB.
A Cherbourg ?
A Cherbourg 1
Et après?
Je l'embarque !
MONTIGNAG.
ReBBRT.
MONTIGNAG.
PLANTROSB*
Mais tu n'y penses pas 1
MONTIGNAG.
Je n'y pense plus I c'est décidé !
PLANTROSB.
Voyons I voyons 1 voyons ! Ne nous montons pas la tête; c'est un enlèvement de mineure.
MONTIGNAG, très-réaolu.
Je m'en expliquerai I — D'ailleurs, on nesait rien! Le cocher de la baronne ne m'a pas vu, l'autre est bien loin. Tandis qu'on cherche et qu'on s'égare, j'évite le chemin de fer. En
* Robert, Plantrôse, Montigoac.