ACTE QUATRIÈME
chaise de poste, je vais à ma guise, je gagne par des traverses un port quelconque, d'où je rejoins mon escadre en bateau !... Et une fois sur mon navire où je suis roi....
ROBERT
Ah! quelle génération! Nous ne sommes plus de cetto force-là! C'est sublime !
PLANTROSE.
C'est fou I
UONTIGNÂG.
Pourquoi ?
PLANTROSE.
mes amis ! mes chers amis ! Mais vous avez complètement perdu la tète ! mais vous faites là de l'affaire Lecoq I mais ça ne se passe pas comme ça dans la nature ; mais il y a un préfet de police, dans la nature ; mais il y a des agents, des procureurs impériaux, des gendarmes !... Mais on n'enlève pas comme ça les demoiselles !
-ROBERT
Bah 1 depuis quelque temps on ne fait que ça!
Je ne te parle pas à toi, galopin!... je parle à monsieur ton onde qui est un homme raisonnable. Va- t'en!... (u éloigne
Robert qui te met à chercher au fond pour voir s'il aperceyra Yvonne. )
Amiral, mon ami, rassemble tes esprits!... la police va venir, n'en doute pas I
UONTIGNAG.
Ici ! pourquoi ? En admettant qu'on me soupçonne : personne ne connaît cette maison que Robert et toi.
PLANTROSE, s'assorant que Robert n'entend pat, et à demi- voix*
Pas même Séraphine ?
MONTIGNAC
Pourquoi cette question?
PLANTROSE.
Ah 1 c'est qu'il me vient des idées d'une fantaisie ! je te
connais si raisonnable qu'en te voyant commettre cette folie d'amoureux romantique, je me demande si c'est bien pour sa filleule seulement qu'on risque un pareil coup d*Ëtat.
MONTIGNAG.
Olivier !
PLANTROSE.
Ah ! pardon I je ne te demande rien I — Avoue seulement
que Séraphine connaît un peu la maison !
Robert disparaît au fond.
MONTIGNAG.
Et quand ce serait ?
PLANTROSE.
Elle la connaît ?
MONTIGNAG.
Mais non, je ne dis pas !
PLANTROSE.
Et il est le parrain !... Saints archanges ! j ^entrevois des abîmes!... Séraphine!... ma belle-mère!...
MONTIGNAG.
Tais- toi!
PLANTROSE.
Ah I ça y est. J'aurais dû m'en douter : elle était trop mauvaise pour les autres I
MONTIGNAG.
Veux-tu te taire !
PLANTROSE. •
l^h ! si j'avais su cela plus tôt : Dieu des batailles!
MONTIGNAG.
Mais tais -toi donc, malheureux 1 Robert...
PLANTROSE.
Je me tais; seulement tu es perdu, elle va venir I
J'en suis sftr \