LA MÈRE SAINTE-AT. ATHE
Les voiîâ tous arrivés Sous, sous, sous la belle étoile, Les voilà tous arrivés Sous la belle étoile qui les a guidés.
Le premier offrit de l'or "Parce, parce, parce qu'il était riche.
Le premier offrit de l'or "Parce qu'il était riche comme un milord, etc.
Sans trop m'en rendre compte, je traitais Lydie comme une enfant et, toutes les fois que je disais quelque chose d'un peu sérieux, je m'adressais à la mère Sainte-Agathe.
C'était exquis, ces conversations avec la sœur, d'autant plus exquis que j'achevais alors un volume de critique mêlée de fantaisie, où je mettais le plus possible de renanisme, d'impressionnisme et de raillerie parisienne, à la fois ou tour à tour. Et souvent aussi c'était après la lecture de quelque livre pervers que je me rendais à ces entrevues blanches.
Un jour, la mère Sainte-Agathe me demanda tout à coup :
8o CONTES d'autrefois ET d' A U J O U Rd'h U 1
— Allez-vous à la messe^ maintenant, monsieur Berthier?
— J'irai si cela vous fait plaisir, ma Mère.
— Mais certainement cela me ferait plaisir.
— J'irai donc, c'est convenu.
J'entendis un gros soupir...
— Qu'avez-vous, ma petite Lydie ?
— Oh! rien... Mais pourquoi promettre à la Mère toute seule, et pas à moi }
Elle sourit tristement en disant cela, et je ne trouvai rien à répondre.
Le lendemain, Lydie apporta un ouvrage de tapisserie.
— Oh ! oh ! dis-je, voilà une jeune personne bien laborieuse !
— Hélas ! répondit- elle, je ne sais point parler. Cela remplira les vides de ma conversation.
La sœur, à sa petite rable, signait « les exemptions » des élèves qui figuraient au « tableau d'honneur » . Elle m'apprit qu'il y avait aussi un ce cahier d'honneur » où étaient transcrits les « devoirs de style » les plus remarquables. Je demandai à voir ce cahier. La sœur résista un peu et promit enfin de me le montrer « à la condition que je serais très indulgent ».