‹ Sermon prononcé par le R.P. Faure, O.M.I. [microforme]Chapitre 2 sur 2 · ET · texte numérisé non relu

ET

Au centre : L'image de Jésus, dans l’a ‘: douloureux par lequel il devient notre Sauveur, le “ Sauveur des âmes ” par quoi il est dit titulaire de cette église. Quel souvenir ! !

Nous savons par la foi que le Verbe de Dieu a pris un corps et une âme semblables aux nôtres. Pour expliquer l’union mystérieuse du Fils de Dieu à la nature humaine, la foi nous dit encore qu’i: l’a

choisie comme l'on choisit une fiancée, pour l’élever jusqu’à Lui en de mystiques épousailles.

Üne fiancée, remarquez ce mot. La fiancée, au jour de ses noces, apporte à son époux une ‘‘ dot ”, selon son rang, selon sa condition.

Eh! quoi? Dieu qui est riche et la source de toute richesse, manquerait-il de quelque chose ? Serait-ce possible que la nature humaine puisse appor ter au Verbe divin une dot? Lui apporter quelque chose qu’elle possède en propre, quelque chose qu'elle a et que Dieu n’a pas, qu’il ne peut avoir et qu'il n'aurait jamais sans elle? (Mgr Gay)

Oui! cela est possible, car cette chose que Dieu n'a pas et qu’il ne peut avoir, c’est le “ pouvoir de souffrir ”.

L’aptitude à la douleur, voilà la dot magnifique de cette fiancée.

Cette puissance de souffrir, elle l’a apportée au Verbe divin au jour de l’Incarnation, mais c’est là, sur cette croix, que se consomment ces épousailles sanglantes par lesquelles Jésus-Christ devient le Sauveur des âmes. Quel souvenir est donc fixé là, au centre de ce monument ! !

Vous ‘ouvenez-vous d’avoir entendu le Christ nous crier, dans son Évangile, sa soif de souffrir : soif inextinguible, j'allais dire soif infinie? Ilavait hâte de souffrir, pour jouir, dans sa plénitude de toute la

EST SRE

valeur de la dot de son épousée. Regardez-la cette dot : contemplez ce précieux joyau de la douleur, cette robe sanglante dont la fiancée a revêtu et paré son époux divin !

Cet autel-souvenir est d’abord le repositoire de la grande souffrance du Verbe, incarné dans une chair de douleur.

Et, en disant ce mot, voilà que me revient à la pensée la parole si étrange de saint Paul : ‘ Mes souffrances sont ma joie, parce que je complète dans ma chair ce qui manque à la Passion de Jésus-Christ” L'Apôtre se considère comme une humanité de surcroît, surajoutée à l'humanité sainte du Verbe de Dieu, humanité de surcroît par laquelle le Verbe de Dieu continuera toujours, sur cette terre, de goûter au breuvage amer de la douleur. Cette humanité de surcroît il se l'incorpore pour la faire vivre de son âme, mais d'elle encore il attend, comme une dot de fiancée, la puissance et la volonté de souffrir.

Et voici que, maintenant, aux yeux de la foi, ce tableau du crucifiement m’apparaît peuplé de souvenirs. D'autres sont venus qui ont pu redire le mot de saint Paul: “Mes souffrances sont ma joie, parce que je complète dans ma chair ce qui manque à la Passion de Jésus-Christ ”. D'’eux tous, cet autel-souvenir garde et consacre la mémoire, dans ce tableau de Jésus crucifié.

PE

Quand vos yeux seront fixés sur l’image de ce drame divin, laissez s’éveiller en vous les souvenirs et, aussitôt, vous apercevrez attachées à la croix, comme Jésus, les légions innombrables des âmes en qui s’est complétée cette passior du Christ.

Ces âmes, ah ! ne n’oublions pas. ce sont celles dont les souffrances ont sanctifié le sol de cette paroisse, et j'ose dire que leurs douleurs inconnues contribuent grandement au triomphe de ce jour. Cet autel-souvenir est le reposoir sacré de toutes les souffrances endurées parmi nous en union avec Jésus- Christ.

Souffrances et travaux de vos prêtres. Fils du Canada, fils de France, fils d'Irlande ou de Belgique, tous ils ont fait effort pour réaliser parmi vous l'idéal de leur devise : “* Evangelizsre pauperibus misit me ? ma vocation est d’évangéliser les pauvres. Depuis le Père Durocher jusqu’à ceux d'aujourd'hui, ils ont évangélisé vos âmes, je veux dire, ils ont jeté en elles la semence féconde d’une riche moisson : la vie chrétienne de cette paroisse. Or, nous le savons, toute âme humaine est une terre perpétuellement stérile si elle n’est arrosée de sueurs, de peines et de souffrances saintes. Le Christ l’a dit à ses Apôtres: vous serez mes témoins à Jérusalem, en Judée, en Samarie, et jusqu'aux extrémités du monde ”. Ce témoignage c'est le martyre sous

Le taggegeee «

445 ii amgngngnsee

Cd

toutes ses formes, et aujourd’hui nous récoltons la moisson magnifique due au travail obscu: et caché du plus humble de nos frères Convers, tout autant qu’à l’action plus éclatante du ministèr’ sacerdotal.

Si j'ai nommé vos prêtres, c’est que je n'ai garde d'oublier ces âmes religieuses dont le sacrifice perpétuel est comme le plus riche souvenir que nous puissions attacher à ce monument.

Le Christ, dit l’ Écriture, regarde notre terre comme le jardinier son parterre. C’est Lui qui, au Livre des cantiques, dit à ses anges : “ flores apparuerunt in terra nostra... tempus putalionis advenit ”, des fleurs ont germé sur notre sol, le temps est venu de les cueillir. Ces fleurs ce sont ces âmes de jeunes filles dont la vertu a plus d'éclat, dont la vertu a plus de parfum; la tige qui les porte ce sont nos familles chrétiennes, et, un jour, l’Époux divin, le Christ dit à ses anges de les cueillir. Il les détache, d’un tranchant douloureux, il les détache de leur t ’e, d’un père aimé, d’une mère chérie, d’un foyer dont elles sont l’ornement. Par une opération savante, il greffe ces fleurs naissantes sur l’arbre de la croix, pour leur passer plus largement l’amertune de sa sève ; je veux dir: pour les vouer à une vie de sacrifice. Ah! mes frères, gardez bien le souvenir de ce que vous devez aux labeurs très pénibles de vos religieuses.

Lee

Les filles de l'austère Margucrite Bourgeoys ont conservé parmi vous l’héritage q'ie leur Mère leur a transmis : l’amour de la Croix et le zèle pour les âmes. Elles sont, parmi vous, les lèvres du Christ qui enseignent vos enfants, mais ces leçons ne les sanctifient que parce qu’elles sortent d’un cœur consacré volontairement à une vie de sacrifice.

Filles de Marguerite Bourgeoys, filles du grand pauvre d'Assise, filles de la Mère d’Youville, filles de Mgr Langevin, et autres encore, toutes, elles complètent parmi vous la Passion de Jésus-Christ.

Ils la complètent, eux aussi, les fils du rigide saint Jean-Baptiste de La Salle, eux dont la science et le dévouement sont entièrement tournés à pétrir l’âme de vos fils sur le modèle de Jésus crucifié.

Cet autel est donc vraiment un reposoir de souvenirs, le gardien fidèle de tout un passé d’héroïsme. Et parce que je parle d’héroïsme, je vous entends nommer tout bas les noms de ceux des vôtres dont la vie fut aussi sacrifiée. Qui donc racontera cette histoire ? Qui donc recueillera ces souvenirs ? Souvenir du labeur pénible de l’ouvrier, du manœuvre, de l'artisan ; souvenir des foyers solitaires, des foyers désolés, des foyers abandonnés ; souvenir des deuils cruels et des départs prématurés ; souvenir des journées sans travail et peut-être sans pain ; souvenir des revers, des désastres ; souvenir des

1 D Eee

cœurs endoloris, ceux de nos pères, ce 1x de nos fiis, ceux de nos frères ; souvenir plus cuisants encore, celui des larmes brûlantes qui ont coulé sur le visage de nos mères. Tout cela est-il! donc passé? Tout cela est-il perdu ? Non, mille fois non. Le Christ s’est incorporé tout ce passé ; Il le garde sur sa croix, comme sur un reposoir où ces souvenirs sont toujours vivants.

Et pour qu'aucun héroïsrme ne fut oublié, vous avez voulu que cet autel fut aussi le mémorial perpétuel de celui qui mena vos fils au-delà des mers, le souvenir de vos soldats ; le souvenir de leurs souffrances, de leur bravoure. de leur courage et de leur sacrifice sublime ; le souvenir de ceux dont» selon le cardinal Mercier, ‘le Christ couronne la vaillance militaire et dont la mort chrétiennement acceptée assure le salut éternel ”.

IHoc memoriale meum in generationem et genera” tionem. Ceci est mon souvenir. de génération en génération.

tee

Au-dessous du calvaire, le tabernacle. On dirait que toute la douleur du Christ s'écoule dans nos ciboires de métal précieux. L’arbre de la croix plonge une racine invisible dans nos tabernacles,

ne re non pour en aspirer la sève, mais pour les remplir. Ce n’est point là une apparence trompeuse, c'est une réalité pleine de mystère.

Pour saisir quelque chose du sens profond de ce symbole, reportez-vous à l'Évangile : écoutez Jésus- Christ vous faire part de ses désirs. Selon les Évangélistes, Jésus-Christ parlait sans cesse ‘“ d’une heure ”, heure unique autour de laquelle tous les siècles gravitent. Dieu, qui a mis en branle toute son immense création, Dieu fait tourner les âges et les mondes autour d’un point immobile, “ l’heure de Jésus”. Ainsi pouvons-nous commençer à comprendre quelque chose à l’ardeur de cet appel : que j'ai donc hâte que mon heure arrive !

Jésus-Christ était prêtre, le prêtre parfait. Dans le sein de sa Mère, par la plus sublime des onctions, il avait été consacré prêtre. Mais le prêtre qui vient d'être consacré, qu’attend-il donc? Vous le savez, du moins vous le soupconnez un neu, il attend l'heure de sa messe. Demandez-le, mères chrétiennes, à vos fils, fratchement ordonnés, écoutez sur leur cœur, le battement de leur désir. Ce désir les brûle, ils veulent célébrer leur première messe. Le Christ était prêtre, il voulait sa ‘“ messe ”. “ Desiderio desideravi hoc Pascha manducare cobiscum ” j'ai brûlé du désir de manger cette Pâque avec vous. Les autres Pâques qu'il a célébrées ne comptent pas.

Celie-ci seule va compter, seule, celle-ci, c’est sa ‘* Messe ”.

Dieu, de par sa puissance infinie, a le pouvoir d’immobiliser la durée de tous les siècles et de la réduire à un seul instant : l’éternité. Le Christ, qui est Dieu, s’est servi de ce pouvoir, et, immobilisant la durée de sa douleur sur la croix, il l’a fixée en cette heure unique sa ‘* Messe ”’. Cette heure, il l’a arrachée à l’empire du temps, et il a fait ce miracle que ‘‘ le matin ou le soir, le jour ou la nuïii, en cette année ou en cette autre, en ce siècle ou en cet autre siècle, ce fût toujours ici-bas l’heure de la Passion de Jésus ”. (Mgr Gay). De plus, en cette heure unique c’est toujours Lui qui est là, car de par cette même puissance infinie, Il a fait cette merveille qu’Il se trouve simultanément en des milliers d'endroits à la fois où il y a une hostie blanche véritablement consacrée.

O Jésus ! comme je sens, sans le comprendre, ce sentiment qui soulève votre cœur du désir d’arriver à l'heure de votre messe, à l’heure de votre Eucharistie ! ! De par ce désir réalisé, tous nos autels sont vraiment un autel-souvenir. Je dis ‘‘ souvenir ” et je n’«° pas d'autre mot, mais ce souvenir ce n’est plus simplement la mémoire d’un passé disparu, c'est la divine réalité de la Passion bénie de mor Jésus, qui de l’arbre de la croix, s’écoule toute vivante dans ce tabernacle,

Ah ! qu'il est doux de penser et de savoir qu'il en est ainsi !! Car cette Passion de Jésus qui s'incorpore nos souffrances, c'est encore son ‘‘ adoration ” qui unit toutes les nôtres à la sienne. Par cette adoration sont donc gardés dans ce reposoir du passé tous nos chants, toutes nos prières, toutes nos louanges, en un mot toutes les adorations sanctifiées qui se font dans cette église.

Je vous écoute souvent chanter dans ce temple ; j'assiste, ému et touché, à vos “* heures d’adoration Fe comme, parfois, je suis vos humbles prières dans l'église solitaire. Mais ces chants ne sont-ils qu'un son qui s'éteint ? ces prières, qu'un murmure qui se meurt ? ces adorations, qu'un geste disparu aussitôt qu'achevé ? Oh! non ! Parce que tout cela s'épanche d’un cœur sanctifié, le Christ s’en empare, l'incorpore À son heure que le temps ne saurait mordre et votre adoration unie à celle du Christ vivant” protestera, demain, contre les blasphèmes, contre les trahisons, contre les apostasies, contre les impiétés ; elle vous protègera vous-mêmes contre vos abandons et vos retours malheureux vers le péché. Ainsi donc rien ne se perd des œuvres saintes des âmes sanctifites. Cet autel-souvenir, par son tabernacle, en est le reposoir fidèle,

Essayez maintenant de faire le calcul de toutes les louang»s dont Dieu a été l’objet dans cette église,

AÈE SUR

pue qu

comme dans cette paroisse et vous saurez mieux encore quelles richesses sont cachées dans cet autelsouvenir, repositorium præteritorum.

Nous n’osons en faire le dénombrement, car il faudrait dire encore qu'il est le repositoire de la recon naissance. La Passion de Jésus qui est l’heure de sa messe, la Passion !e Jésus c’est encore et surtout le merci infini par lequel le Christ aimé a soldé la dette de tout cœur bien né : la gratitude. C’est pourquoi elle porte aujourd’hui ce nom de préférence à tout autre, elle s’appelle l’Eucharistie ! Elle est son souvenir cette Eucharistie, selon sa recommandation aux Apôtres : ‘faites ceci en souvenir de moi ”. Elle est son souvenir, cette gratitude vivante, c’està-dire qu'elle est *‘ le mémorial de ses miracles, la sources de tous ses dons, le chef-d'œuvre de toutes ses œuvres, la substance de sa doctrine, le trophée de ses conquêtes, le prix de ses larmes et de son sang versé ”. (Mgr Gay).

Et maintenant levez vos yeux jusque là-haut pour voir enfin de vos yeux de chair et des yeux de la foi, l'explication de ce mystère ; levez vos regards, car tout cela n’a qu’une cause, tout cela découle d’une unique source : l’amour du cœur de Jésus.

Le voyez-vous là-haut, vainqueur ue tout ce qui tue les souvenirs? Vainqueur du temps qui les ronge, Vainqueur de l'espace qui les disperse, vainqueur de la mort et du péché qui les empêchent de naître ?

Dire du Christ qu’il est Roi, c’est proclamer notre fidélité ; dire qu’il est miséricordieux, c’est avouer que nous avons besoin de sa pitié ; dire qu’il est la Vérité, c'est confesser notre ignorance ; dire qu'il est la Voie, c'est faire l’aveu de nos égarements. Tout cela est très grand, mais tous ces titres ne suffisent pas à expliquer les mystères que nous venons de rappeler : Il n’y a qu’un mot qui les explique : l'amour.

Notre-Seigneur l’a rappelé abondamment à la sainte que l’Église vient de placer sur ses autels : mais il y a longtemps que l’Esprit-Saint l’?vait écrit en lettres de feu par la plume des Évangélistes, comme par la plume savante de saint Paul.

Dieu, nous dit ce dernier, Dieu a manifesté sa puissance ; il a multiplié les miracles et les prodiges, et l’homme ne l’a pas aimé. Dieu s’est fait connaître par sa Sagesse, et le cœur de l’homme est rest: ’c-mé. Il ne restait à Dieu qu’à faire l'essai de la ‘ : de l’amour. Il nous a prouvé son amour : “ Sic Leus dilerit mundum ”. Dieu a aiméle monde ainsi: il lui a donné son Fils unique et saint Paul d'ajouter : “ Il m’a aimé et il s’est livré pour moi ”.

Le Sacré-Cœur, là-haut dans la lumière, dominant le ciel, la terre, les océans, le Sacré-Cœur nous donne la clef du mystère de la Passion, du mystère de l’Eucharistie. Il explique ce qu’il y a de “ souvenirs ” dans cet autel.

Vous avez compris cet amour, d'où votre dévotion au Sacré-Cœur, et vous avez voulu que l’image de cet amour fut exposée à tous les regards pour donner un sens complet à cet autel-souvenir. Si l'amour de Jésus nous explique ces mystères, seul, encore, il explique ce qui s’est passé parmi vous, et de cela surtout vous voulez que le souvenir ne passe pas.

Vous avez compris qu’à notre monde glacé, qu’à notre monde désuni, qu'à notre monde égoïste, il manquait de l’amour. Un homme, un prêtre-apôtre est allé vous voir dans vos foyers, aux usines, aux manufactures, aux ateliers. Il vous a rappelé que l’on pouvait fondre cette glace, rétablir la concorde, transformer l’égoïsme ; vous l’avez entendu, vous l’avez suivi jusqu’à la dévotion au Sacré-Cœur, vous êtes venus reconnaître et adorer l’amour. Cela dure depuis quinze ans. Il était temps d’en fixer le souvenir. Vous l’avez fait magnifique, soyez-en bénis !

Vous avez fait mieux encore. Vous voulez dire surtout, par ce monument, que cette dévotion a pro-

ER

duit en vous ce qu’en attendait sainte Margucrite- Marie : ‘convertir vos âmes à l’amour de Jésus- Christ”. Par là se ferme et se boucle le cycle des souvenirs. Souvenir de l’amour de Jésus-Christ pour vos âmes, cet autel est aussi le souvenir de l’amour de vos âmes pour Jésus-Christ ; reposoir de choses qui semblent s’écouler avec je . cMmps, mais que ce double amour fait échapper à sa destruction pour les établir en gage d’éternité.

Gardez donc, Chers Frères, une dévotion ardente envers le Sacré-Cœur, car “le culte du Cœur de Jésus, c’est la quintessence même du christianisme et le sommaire susbtantiel de toute la religion ”? (Cerdinal P1E) Il vous faut encore garder à cet autel un sens qui ne soii pas mensonger. Ce qui se conserve ici, en souvenir vivant, ce sont les bonnes œuvres, préservez-vous des mauvaises. Que votre vie tout entière soit digne d’être mêlée à la sainte Passion de Jésus, pour que, vivifiée de sa vertu. votre âme soit l’autel-souvenir sur lequel vous jouirez du souvenir de Dieu pendant toute l'éternité.

on sennnne

Page 1