‹ SermonsChapitre 23 sur 24 · Première Partie. — On nous dit · texte numérisé non relu

Première Partie. — On nous dit

Dieu est trop grand, pour donner des lois aux hommes; il est trop grand, pour descendre avec eux dans ce détail d'obligations, dont sa loi nous charge.

Montrons que la loi de Dieu est fondée sur celle même grandeur qu'on lui oppose, qjiie la grandeur de Dieu, loin d'êire obscurcie par les délaiis de la loi, en paroît avec plus d'éclat. Pag. 481-^83. Si, de ce que Dieu esl trop grand pour donner des lois aux hommes, on conclud que les lois du Chriàlianisme ne

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sont pas des lois divines, il faudra coiv> dure qu'il n'exisie pas même une loi lialureiiej dès-lors, tout est donc parn>i les hommes, de convention purement humaine} il n'est plus ni crime ni vertu. J?ag. 483-485. Mais allons plus avant; et, sans insister sur I«3 excès qu'enfante une aussi monstrueuse nàorale, commençons par montrer, dans la grandeur de Dieu , la source du détail des lois qu'il a imposées aux hommes.

!.• En rappelant aux hommes quel est leur mai ire, ego Dominus ^ il ne leur laisse pas oublier qu'il est saint j sancli estoie , (jitia ego sanctus sum j donc 1 que tout ce qui porte le caractère d'ordre, de venu, de perfection, doit lui plaire. B.efuseroil-on à Dieu ce qu'il faut bien accorder à l'homme? Or, malgré l'ivresse des passions, l'esprit humain ne voit point du même œil, le bien et le mal. D'où lui viendroit cette sagesse de discernement, s'il ne l'avoit reçue de celui en qui réside la plénitude de la sagesse? Et Dieu peut-il ne pas avoir ce qu'il a donné à l'homme? Quel Dieu seroil-ce qu'un Dieu oisif,

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iudifférenl? Pag. 485-490. N'élre grand que pour soi, c'est ne l'êire pas. De ce qu'un homme esl grand, on conclud avec raison à la nécessité des hommages que le respect et la subordination lui doivent. Ici» par une manifeste contradiction, c'est de la grandeur même de Dieu qu'on lire le motif de lui refuser les hommages du respect et de la subordination. Puisqu'il a pu nous donner l'êire sans dégrader sa puissance, pourquoi ne pourroil-il nous donner des lois sans avilir son auioriié? Le litre de Sanctificateur des hommes, est-il moins digne de Dieu que celui de leur Créateur? N'esl-il pas conséquent que celui qui les forma, veuille aussi les régler? Pag, 490-494.

Mais, dit-on, esi-il de la digniié d'un Roi, de vouloir connoître chacune dea actions de ses sujets? Comparaison absurde : le plus puissant Monarque a-til les droits de Dieu sur les Jiorames? En esi-il le Maître, le Créateur? Parce que sou attention n'embrasse point .tous les objets, c'est qu'elle ne peut être universelle. Réunie à une condition

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mortelle, sa surveillance, comme !« puissance, esl nécessairement bornée à d'étroites limites. S'il y avoit des bornes aux perleciions de Dieu , il y en auroil dans l'éiendue de ses soins. Loin donc que le détail des lois divines déroge à l'idée de la grandeur de Dieu, l'idée même de la grandeur de Dieu est un premier avertissement qui nous instruit de l'obligaiion où nous sommes de connoîire et d'observer ses lois. Bien plus: A mesure que nous connoissons mieux ses lois , nous approfondissons davantage sa grandeur. Pag. 490-499.

2.** Lorsque je le vois pénétrer toutes les pensées, découvrir tous les desseins, juger tous les motifs, terme de tout, comme il est le principe de tout; quelle idée brillante je me forme de l'universalité de son domaiheî Pag. 5oo. Un seul être indépendant dans le Monde, conirediroit l'idée de l'autorité absolue de Dieu sur le Monde, il seroit Dieu.

Pag. 5oi. En rapporiani tout au seul Dieu unique et Souverain, je reconuois avec éclat ses divines perfections. J'a-

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dore non-seulement un Dieu puissant ^ mais un Dieu saint, le Dieu des vertus, le Dieu admirable dans ses Saints. Pag. 5o3 el suivantes.

Secondk Partie. — Qu'est-ce que l'homme, demandent à la fois, mais dans un esprit bien difléient, et le Prophète et l'Incrédule? Pag. 5o9-5i3- Abyme de misères, sans doute; mais n'est-il que cela? Devant Dieu, vous n'êtes rien j il est vrai qu'une dislance infinie vous sépare de Dieu ; mais oublieriezvous aussi les dons de sa bonté, les œuvres même de la puissance humaine, par lesquels lui-même, vous rapproche de lui? Pag. 5r3 - 620. Méconnoîlriezvous les divins caractères, par les<|Uel3 Dieu a voulu convaincre l'homme qu'il lui appartient, non - seulement comme serviteur et comme sujei, mais comme fils, Pag. 520 et suiv. Vous voyez, dans les hommes, les passions dégrader ces augustes caracières; et voua dites: Voilà les hommes; mais voye/.-les aussi dans ceux qui leur conservent cette noble empreinte de la Main divine qui les

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forma. Pag, SaS-SsS. Gardons-nous donc de confondre ce que nous serions par nous seuls, si nous n'avions avec Dieu aucun rappori , avec ce que nous pouvons êire dans les vues de Dieu par son secours et par sa loi. Ne nous parlez plus de nos misères présenles; mais, ]iar la hauteur de nos futures destinées, enflammons le courage nécessaire pour les remplir. Ou si nous parlons encore df nos misères, si nous devons en cou- Itrapler le tableau; que ce soit dans l'iiunibie sentiment de noire dépendance à l'égard de Dieu, ?ans qui nous ne pouvons rien. Pag. Ssc^-S^s, Où donc peut prendre sa source l'opinion que Dieu soit trop grand pour s'occuper (les hommes? Les vices seù!s peuvent v trouver leur intérêt, donc les vices seuls ont pu l'enfanter. Vng. 542-543. Quelle Cil id conséquence à tirer du tableau de la grandeur qui vous ennoblit, et des n.i.-^ères qui vous jiumilient? De ce <ioub!e partage, lecjuel choisissea-vous ? Cou^eniiriez-vous à vous ensevelir eniièreraent dans les humiliaiicns de l'iu»-

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maniié, à n'avoir pour règle que les sens, pour lerrae de vos désirs que les horreurs du tombeau , el l'abyme du néaut? Enfans de Dieu, vous êtes promis à un éternel héritage. Pag. 543-

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