Le cœur, dominé par les pa
sions, s'égare avec elles; où trouver la bienfaisante lumière qui puisse noua g.uider à travers les écueils, dont ellea sèment la carrière de la vie? Dans le souvenir des grandeurs de Dieu, de sa présence, de sa loi, d'une autre vie.
Mais ce souvenir s'est effacé dans la plupart des cœurs; et, bien que tous ne donnent pas dans les exr^s de l'impiéle; presque tous, livrés à un genre de vie qui les dissipe et les aveugle, a'abandopnenl à la licence des passion?. Pag,.
SgS TABLE ET A.NALYSE
415-422. Qui .pourroi» alors en arrêter l'essor impétueux? Sera-ce la froide niorale d'uue sagesse humaine qui, pour servir plus ulilenient les passions, affecle seule de les combatire? Non. Son impuissance se trahit par la stérilité de 863 secours. Il n'y a de secours réel, efficace à attendre, que des grandes pensées de la Religion , surtout de la pensée de la Mort et de l'Eternité. Pag. 422-428.
3." Que d'écueils dans les diverses situations dp la vie! Seroit-ce qu'il s'attache à chacune d'elles un péril inévitable? Non, puisqu'il y a dans toutes des âmes supérieures aux dangers qui le-s accompagnent; mais combien n'en offrent-elles pas aussi qui oublient leurs devoirs dans la prospérité, dans l'emploi des richesses , dans l'usage des afflictions , dans le mérite de Ja persévérance, dans le choix de l'étal de vie, dans l'abnégation^ de soi-même, dans la conformité aux vues de Dieu ? Mais aussi que les vérités de la Religion reprennent leur empire sur tous les
hommes, et dans ces différentes cir- CJnsiances; et la Religion, qui prescrit loules les vertus, fournira le principe de loules. En même temps qu'elle assujettit à des devoirs, elle aidera à les remplir. Elle pourvoit à tout daus la vie, puisqu'elle s'éiend à tous les raoixiens qui la composent, et à tous les événemens qui la varient, en attachant à chacun d'eux les règles de conduite qui les tempèrent. Pag. 428-437.
Compliment au Roi de Pologne. Pag.
Seconde Partie. — Quand on a perdu de vue les vérités de la Religion, on n'y conforme plus sa conduite; et, par un effet réciproque , quand on ne conforme plus sa conduite aux vérités de la Religion, on forme un obstacle qui en éloigne le souvenir. Pourquoi? Parce que ces vérités étant surnaturelles, on ne les goûte pluS; parce que ces vérités étant gênantes, on les redoutes parce que ces vérités étant salutaires , on n'est point disposé à eu pro&ter* Vie toute naturelle , licence
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de» paasious , endurcissemeni dans le péché.
I ° Comment goûier des vérités avec <jui la vie ne présente plus aucun rapport ? Elle est toute terrestre; elles sont toutes divines. L'esprit de vérité, dit. Jésus-Christ, le Monde rie peut le recevoir: pourquoi? Parce que le Monde ne le voit point et ne le connoît point. Gonoment écouteroit-if une doctrine de détachement? Il ne pense qu'à amasser; y ne doctrine qui ne prêche que les intérêts de l'Eternilé, quand il est absorbé par ceux du temps. Da là, ou cette dédaigneuse indifférence, ce dégoût, ou cette aversion même déclarée pour des vérités que l'on traite bientôt d'ennuyeuse morale, faite seulement pour la solitude des cloîires^ Pag. 489 - 447. Pour lui plaire, il faudroit prêcher une moralestoute humaine, et par là toute opposéej à celle de l'Evangile. Pdg. 447-449.
2.*» La Religion poursuit la passion jusque* dans le cœur; à son. tour, la passion met tout en œuvre pour échappée à la Religion. La vérité déplaît,;
DES SERMONS. 6oi
parce qu'elle accuse^ parce qu'elle Irouble la conscience, on l'ajourne, on la méconnoît, on la calomnie, on lui prête d«s iatenlioDs étrangères; parce qu'elle est surnaturelle dans son objet comme dans son principe, on l'accuse à son tour de troubler la raison. Pag, 449-454. En quoi donc un semblable reproche pourroit-il être légitime? Mais qui estce qui trouble la raison avec plus de danger, ou de la Religion qui la dirige, ou de la passion qui l'égaré. Pag. 454-460. Quels sont, au tribunal même de l'expérience et de la sagesse hu maine, les hommes les plus raisonnables, de ceux qui vivent conformément à la loi de l'Evangile, ou de ceux qui se laissent emporter par les passions? Pag. 460-465, 3." Comme les Apôtres, nous prêchons l'Evangile à des hommes qui refusent de l'entendre, qui ne voyent dans notre ministère qu'ua métier, dans nos discours, que des terreurs imaginaires. Ils se sont rendus coupables, en oubliant les vérités de la Keligion ; ils achèvent de se perdre, en refusant d'eu rappeler le souvenir.
Fatal engourdissement, que la justice de Dieu permet pour' les punir. Pag, 465-471.
Par l'ordre de Jérémie, Baruch entre dans le Temple, sa voix y retentit; mais les menaces qu'il fait de la part de Dieu, révoltent. On se venge contre le Livre qui les contient, eu le livrant aux flammes. Jérémie ordonne au Prophète d'écrire de nouveau , et d'ajouter de nouvelles menaces plus formidables encore. Il n'est pas encore arrivé parmi nous, le moment de cette fureur effrénée qui ose livrer aux flammes le Livre de la Loi chrétienne ; on se contente de l'oublier. Mais si le Seigneur paroîl vous oublier à son tour! S'il réduit ses Prophètes et ses chaires au silence!... Augure effrayant de ses plus terribles vengeances. Pag. 471-474. Puisse le cri de ces vérités, troubler le perfide repos où nous vivons, pour nous arracher à la mort, et nous ramener à la vie!
Pag. 474-476.
DES SERiVlO>'S. 6o3
Sennon pour le Vendredi de la troisième Semaine de Carême. Sur l'existence de la Loi de Dieu.
Il esl évidemment digne de Dieu de donner des lois aux hommes: première Parlie. Il est évidemment convenable iiu caractère de l'homme d'être soumis à la loi de Dieu : seconde Partie.