‹ Sermons (volume 2)Chapitre 43 sur 60 · S LA MORT PAR ADAM ET · texte numérisé non relu

S LA MORT PAR ADAM ET

prit humain. Toute la terre y a cru, y croit, y

croira, et la raison m'en apprend assez assez?

assez pour tous? assez dans les ateliers comme dans les écoles, dans les chaumières comme dans les palais; assez à l'aréopage d'Athènes, dans les lycées de Tarse où fut instruit S^ Paul, et chez Agrippa et Priscille où il travaillait humblement à son métier de faiseur de tentes? assez partout? M. F., il est permis d'en douter. Mais admettons que sur ce point les lumières de la raison suffisent, même à la foule; il faut que la pensée de l'immortalité devienne pratique; il faut non-seulement s'y attendre, mais y aspirer; il faut non-seulement bien connaître la mort, mais bien la subir, ce qui n'est pas, prenez-y garde, la braver, et voilà, M. F., ce que l'Évangile seul enseigne, à en juger par une expérience de bien des siècles; pour un seulSocrate dont la philosophie s'honore, le christianisme compte mille Etienne, qui obscurément, sans historiens, sans admirateurs, sans témoins, ont dit devant quelques amis: Seigneur Jésus, reçois mon esprill et, pour comble, la sagesse humaine apprendrait peut-être à des vieillards à mourir; mais il n'y a que le christianisme qui l'ait appris à des jeunes gens.

Sans le moindre doute, cette puissance de l'Évangile à enseigner l'immortalité lui vient de ce que le Christ a vaincu pour nous la mort que nous ne pouvions vaincre, nous, les faibles sujets de son inexorable empire, et jamais victoire ne fut plus complète. Le Christ a vaincu la mort sous les formes les plus

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