LA MOUT PAR ADAM ET
ramasser la couronne; personne ne l'aide, ni ne l'appelle; il revient à la vie, parce qu'il veut y revenir; convenez qu'ainsi devait sortir du sépulcre celui qui avait dit: JVul ne m'a te la vie, je suis maître de la donner et maître de la reprendre. Enfin remarquez que Jésus a complètement vaincu la mort , parce qu'elle ne lui a rien ravi de tout ce qui lui appartenait, rien des pouvoirs magnifiques dont il s'était montré revêtu, rien de sa sagesse, rien de sa gloire, rien de sa bonté; tout ce qu'il avait laissé sur la terre, il le retrouve, et le reprend, et le confirme; tel il était avant sa mort, tel il se montre après sa résurrection; seulement, s'il est permis de parler ainsi, il porte une couronne nouvelle; sa couronne d'épines s'est comme entrelacée à son auréole de gloire éternelle, et à toutes ses oeuvres déjà faites avant les temps il a joint l'oeuvre de la rédemption de notre monde.
Vainqueur de la mort, le Christ, à ce titre qui n'appartient qu'à lui, unit le titre non moins saint de Prince de la vie, et ces deux noms sous lesquels il veut qu'on l'adore et qui nous garantissent que tous nous revivrons par lui, ces deux noms^ quoiqu'ils se touchent et se tiennent, ne doivent pas se confondre. Le Christ n'est pas ressuscité pour disparaître tout-à-coup à nos regards, pour s'en aller mystérieusement hors de notre monde, pour s'en aller loin de la portée de nos prières, et nous cacher en quelque sorte le secret de la vie, après nous avoir révélé celui de la mort. Non , il est le Prince de la