LA VIE PAU CHKIST
plus de puissance que vous et moi au ciel ou sur la terre, et Christ ne sera pas avec nous jusqu'à la fin du monde; un tombeau l'en empêche. Alors vous pouvez croire si vous voulez en un sage, un philosophe, un politique, un législateur, qui est mort comme le sage d'Athènes, ou qui s'en est allé comme le législateur de Sparte; vous pouvez croire en un juste, un philantrope, un ami de l'humanité; vous pouvez croire aux doctrines de Jérusalem, comme à celles de la Grèce ou de Rome; mais ne demandez pas d'immortalité à ce Jésus; il n'en a pas à vous donner. Vous voulez espérer en lui comme votre intercesseur dans le ciel... mais il est dans la tombe... comme votre rédempteur exalté.. . mais il est dans la tombe. .. comme votre représentant, votre défenseur auprès de Dieu... mais il est là, dans sa tombe. Non, non, vous mourrez en Adam; mais ne songez pas à revivre en Christ,
puisque Christ ne revit pas O M. F., vous le
voyez donc, il faut croire en la résurrection de Christ, pour ne ^2i'S> Jlotter à tout vent de doctrine ^ il faut s'appuyer sur son tombeau vide pour regarder tranquillement les cieux. Et qu'attendez-vous donc pour croire? Une seconde mort de Jésus, une seconde résurrection de Jésus! Non, il ne peut recommencer une seconde fois ces choses pour convaincre ceux qui n'ont pas été convaincus la première. Prenez donc en considération votre propre salut. Si Jésus s'est fait les prémices de ceux qui dorment, si depuis dix-huit siècles le monde re-
UJÔ ' LA MORT PAK AOAM El
connaissant se penche sur le lieu où le Seiqneur a été couché et n'y voit rien que le lieu, alors Christ est le Sauveur, le garant de notre immortalité, et nous avons eu raison de penser qu'un peu d'eau était un grand trésor, quand elle a coulé sur le front de nos enfans chéris au nom du Père, du Fils et du St. Esprit.
A qui, M. F., Jésus offre-t-il cette immortalité dont il dispose? à tous les hommes. Tous, dit l'apôtre, vous mourrez en Adam, tous vous vivrez en Christ. La grâce n'est pas un privilège concédé à un petit nombre. La croix du salut a été dressée de jour, à la face du monde entier, et Dieu veut que tous les hommes soient sauvés. C'est là, il est vrai, une espérance, une doctrine, une joie que le rigide et sombre fanatisme n'a pas voulu voir dans l'Évangile et a refusées aux hommes. Il s'est trouvé des esprits pour croire et pour soutenir que Dieu faisait acception des personnes, au lieu de regarder seulement au coeur ^ et qu'il avait donné son Fils, non pas au monde afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle, mais au contraire que Dieu avait donné son Fils à quelques élus privilégiés qui n'avaient plus qu'à se laisser sauver sans s'inquiéter de leur salut; il s'est trouvé des hommes qui ont eu le triste courage de dire à leur frère: je suis sauvé et tu es perdu! Laissons là ces rêveries crueles... Croire que Dieu a créé une partie du genre humain exprès pour qu'elle se perde à toujours.