LA MORT PAR ADAM ET
si beau nom et qui n'a guère que cela, voyons, voyons quel est le Dieu qu'elle recommande au monde de servir. Faisons-lui les concessions les plus larges; admettons que peut-être après des siècles de recherches et de méditations elle serait arrivée à la doctrine de Moïse : Je suis Celui qui suis! Allons plus loin encore, admettons qu'enfin elle serait arrivée à «elle de St. Jean : Di^u est charité'! Certes, c'est là lui attribuer assez de succès, et ai elle les avait obtenus , elle apurait été et plus humble et plus utile. Vous pouvez hardiment nier que jamais elle serait arrivée à remplacer le christianisme et à faire tout ce qu'il a fait , à faire reconnaître au monde le Dieu qui crée, qui sauve, qui sanctifie, et à donner à la religion pour sa pierre fondamentale un tombeau, le seul où il n'y a rien. Vous le voyez donc, celui qui ne croit pas en la résurrection du Christ, ne peut croire à rien de son Évangile; c'est le centre: si voiis l'ôtez, les rayons se perdent. Mais celui qui croit en sa résurrection, doit tout croire, ou il ne croit pas bien ce qu'il croit. Ne craignons pas de le dire, si loracle n'est pas remph, si le saint et le juste a éprouvé, comme nous un jour, la pourriture du tombeau; si un menteur, et non pas un ange, a brisé sur la pierre de l'entrée le sceau des gardiens ; si ce Jésus que nous croyons le Sauveur, est encore dans sa tombe, comme un homme ordinaire mort à son tour, il n'est plus le Sauveur; nous ne sommes environnés ici que d'abominables mensonges; Christ n'a pas