‹ Sermons (volume 3)Chapitre 10 sur 61 · AU 1.7 A · texte numérisé non relu

AU 1.7 A

nesse, quand il reste beaucoup de vie au-devant de nous, l'amour-propre en est bientôt cru, quand il nous fait espérer qu'il y aura en nous assez de bon. Mais tout court risque de bien changer d'aspect, quand on regarde en arrière et non plus en avant, quand on compare ce qu'on a fait à ce qu'on aurait dû faire, quand on considère l'issue de ses voies; et surtout à l'approche du dernier jour, quand on sent, malgré les voeux flatteurs de l'amitié, que la vieillesse est venue, quand enfin on se soulève sur sa dernière couche, comme pour contempler de cette hauteur tout le cours de sa vie, alors c'est la conscience qui parle le plus haut, et nous avons peine à être sûrs qu'il y a eu dans nos coeurs assez de bon. M. F., le jugement que Dieu portera de nous, sera-t-il d'accord avec les suggestions de l'amour-propre ou les avertissemens de la conscience?... Oh! Dieu ne se trompera pas en nous jugeant; prenez donc garde de vous tromper vous-mêmes ; prenez garde d'en croire cet amour-propre que Dieu n'en croira pas. Vivez comme s'il fallait chaque jour faire ce dernier examen de nos voies, qui est toujours sincère. Toutes les morts, hélas! ne sont pas, comme celle d'Abija, des récompenses; mais il dépend de vous que la votre en soit une, et pour vous y encourager, songez à la paix profonde et à l'espérance magnifique de celui qui jeune ou vieux, étendu sur le lit de douleur dont il ne croit jamais se relever, peut se rendre le témoignage que Dieu

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