‹ Sermons (volume 3)Chapitre 59 sur 61 · KIN ISRAËL · texte numérisé non relu

KIN ISRAËL

voit là que l'antique poésie de la religion, et qui perd toute sa force et sa beauté dès que l'ignorance ou le fanatisme la prend à la lettre. L'Éternel s'est repenti de ce mal, et il a dit à l'ange: Retire ta main, c'est assez! Et qui nous a délivrés, si ce n'est l'Éternel; quelle puissance est intervenue, si ce n'est sa puissance? La science se consumait en généreux efforts, croyait un moment surprendre le secret de la mort, se confiait un moment en ses études, et disait le lendemain: Ce n'est point assez! La charité inventait et apportait secours sur secours et disait bientôt en gémissant : ce n'est point assez! La richesse s'environnait de précautions et de soins, et les voyant stériles, disait avec effroi: ce n'est point assez! La crainte conseillait la fuite, la fuite au-delà de Dan et de Beersébah, et disait en ce nouvel asile: ce n'est point assez loin. Le génie, vous le savez tous, et la patrie en larmes ne le sait que trop, et notre culte parmi tant de deuils a célébré peut-être le plus à déplorer de tous, le génie disait en vain: encore un peu de travail, un peu de répit, un peu de progrès, ce n'est point assez! O néant des choses humaines en présence de la mort! Impuissance de l'homme sur la pente du tombeau!... Vanité de la civilisation la plus élégante quand il s'agit de mourir!... Et alors Dieu a parlé, Dieu a parlé de cette voix qui se fait entendre jusque dans les profondeurs et les ténèbres du sépulcre, Dieu a dit: C'est assez, et conformément à cette parole, M. F., nous

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