Rom., IX
2. S. Greg. Mag., A/or«/„ lib. mxit, n* 36; tom. î. col H3|l S. Rom., i. ii.
aOE teur îear iiippUce de ce qui a été leur plaisir; cap Icn satisfactionr que l'homme pécheur goûte dans les objetb de ses passions, deviennent dans la maio du Dieu vengeur un aiguillon qui ne cessera de les tourmenter : Quœ sunt delectamenta homini peccanti, fiant irritamenia Domina} punienti *.
Uimpunité fait naître dans les hommes un certain sentiment que Dieu pe se soueie pas des péchés : ensuite une autre réflexion, quand on en a commis un, qu'il vaut autant aller à tout. Ayant une fois tiré l'épée, on franchit toutes les bornes. Il n'y a que le premier obstacle qui coûte à vaincre, la pudeur ; on avale après la honte.
BONT^ BT JVSTIGB DB DXEV
Lb. bonté et la justice divines sont comnie les deux bras <}e Dieu ; mais la bonté est le bras droit; c'est elle qui çomn^ence, qui fait presque tout, qui veut paraître dans toutes les opérations. Que les hommes s'y laissent conduire, elie remplira tout de bienfaits et do munificence : mais au contraire, si l'insoleEce humaine s'élève contre elle, la justice, cet autre bras qui devait demeurer à jamais sans ac» tion, §e meut contre la malice des hommes. Ge bras terrible, qui porte avec soi les foudres, la fureur, la désolation éternelle, s'élèvera aussi pour écraser les têtes de ses enneinîs. n y fi une espèce de partage entre la bonté et la justice : la bonté a la prévention, tous les commencements lui appartiennent; toutes les choses aussi dans leur première institution sont très-bonnes. La justice ne s'étend qu'à ce qui est ajouté, qui est le péché. Mais il y a cette différence,